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Synopsis

 

C’est un des huis – clos les plus effrayants de l’histoire du roman policier et le chef-d’oeuvre de l’auteur. Le récit de la vengeance machiavélique de Richard Lafargue, un chirurgien dont la fille Viviane a été violée et en a perdu la raison. Comme toujours chez Thierry Jonquet, le suspense s’incarne dans une dimension physique qui donne au livre une tension extraordinaire. La violence n’est pas une notion abstraite, elle s’inscrit dans la chair même des personnages. Le milieu médical que l’auteur connaît bien pour y avoir exercé à ses débuts devient une métaphore de la société tout entière vouée à la violence. Récit inoubliable et dérangeant qui met en évidence l’existence de pulsions morbides, sous le couvert des apparences de la normalité la plus ordinaire.

 

Mon avis

 

Cette histoire en surprendra plus qu’un…. L’histoire est intense, courte (170 pages seulement) et captivante.  On est plongé dans la vie de Eve, jeune fille qui est enfermé dans une maison par Richard Lafargue, chirurgien plastique. Il nous est narré comment elle s’est retrouvée là aux prises de cet homme qui ne lui laisse aucune intimité et qui la prostitue. Tout au long de ce roman, on se demande pourquoi autant de haine même si elle va en s’amenuisant envers cette jeune femme de vingt deux ans. La fin est surprenante et bien ficelée. Mygale se lit vite et bien grâce à une écriture simple et sans floriture. Jonquet va à l’essentiel et, je pense, que c’est cela qui donne ce ton si dur et qui captive autant. A lire! Mygale a été adapté au cinéma par Pedro Almodovar sous le titre La Piel que habito en ce moment à l’affiche.  

 

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