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Voici d’autres livres de la rentrée littéraire de janvier 2012

Un homme de tempérament de David Lodge

« Le sexe pour [H. G. Wells] était idéalement une forme de récréation, comme le tennis et le badminton, quelque chose que l’on faisait quand on était avec satisfaction venu à bout d’une tâche, pour se défouler et exercer un moment son corps plutôt que son esprit… ».De sa plume claire, légère et souvent drôle, David Lodge brosse le portrait d’un homme qui voulait changer le monde : un fervent défenseur de l’Amour Libre dont le destin a été déterminé par de nombreuses aventures et mésaventures sexuelles qui non seulement compliquent sa vie privée mais nuisent à ses ambitions d’homme public. Si cet ambitieux roman pose la question de l’éternelle dualité entre idéal amoureux et réalité du désir, il fait aussi découvrir toute une époque à travers l’un de ses meilleurs représentants, H.G. Wells, l’un des écrivains les plus créatifs et prophétiques de sa génération. L’expansion du socialisme, la naissance des théories féministes, les deux guerres mondiales, les attaques aériennes, la bombe atomique… autant de thèmes d’un monde en pleine mutation qui ne sont pas sans résonance avec le nôtre.

Paru le 4 janvier 2012 aux Editions Rivages. prix : 24.50 euros

Toutes les femmes s’appellent Marie de Régine Deforges

Marie est jeune et belle, elle est veuve. Elle aime son fils, Emmanuel. Emmanuel, handicapé mental, aime sa mère, Marie. Arrivé à l’adolescence, le trop-plein d’amour d’Emmanuel transforme radicalement la relation entre la mère et le fils. Radicalement et dangereusement, selon la moral des bien-pensants. Et ils sont nombreux. Avec ce court roman, Régine Deforges signe un texte littéraire puissant, dans la veine de Pour l’amour de Marie Salat et L’Orage . Un texte entêtant qui pose la question dérangeante mais nécessaire de la sexualité des handicapés : comment appréhende-t-on les besoins physiques et affectifs des personnes dont la différence ne permet que rarement une sexualité dite « normale » ? L’existence des aidants sexuels pour les handicapés est une réalité dans plusieurs pays européens : Pays-Bas, Danemark, Allemagne, Suisse. En France, le sujet est encore tabou, il dérange, met mal à l’aise. Mais les choses semblent évoluer puisqu’un colloque Handicap et Sexualité a eu lieu en novembre 2010. Toutes les femmes s’appellent Marie est un roman d’engagement , dans la lignée des combats que Régine Deforges mena pour le droit des femmes et la liberté d’expression.
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Paru le 5 janvier 2012 aux Editions Hugo et Compagnie. prix : 12 euros
 
 
 
 
 
Claustria de Regis Jauffret
Platon, le mythe de la caverne. Des prisonniers qui ne verront jamais de la réalité que des ombres d’humains projetées sur la paroi de la grotte où ils sont enchaînés. Dans le souterrain les enfants n’ont vu de l’extérieur que les images tombées du ciel qui leur parvenaient par le câble de l’antenne. Le mythe a traversé vingt-quatre siècles avant de s’incarner dans cette petite ville d’Autriche avec la complicité d’un ingénieur en béton et celle involontaire de l’Écossais John Baird qui inventa le premier téléviseur en 1926. R. J. Claustria est le roman de cette incarnation.
 
A paraître le 12 janvier 2012 aux Editions du Seuil. prix : 21 euros
 
 
 
 
 
L’éclaircie de Philippe Sollers
« C’est immédiat : je ne peux pas voir un cèdre, dans un jardin ou débordant d’un mur sur la rue, sans penser qu’une grande bénédiction émane de lui et s’étend sur le monde. […] La photo que j’ai sous les yeux a été prise en été par quelqu’un qui s’est assis dans l’herbe pour qu’on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma soeur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a due être prise par mon père, le seul qui, à l’époque, prenait de temps en temps des photos. J’ai l’impression d’être là, maintenant, dans cette image qui n’est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie. »
 
Paru le 5 janvier 2012 aux Editions Gallimard. prix : 17.65 euros
 
 
 
 
Le mystère de la chambre 51 de Martha Grimes
Après les Fantômes du Palace, l’héroïne Emma Graham est de retour dans le nouveau roman qui lui est consacré, Le mystère de la chambre 51, écrit par Martha Grimes. Il s’agit en fait de la quatrième fois que la romancière consacre un roman à cette jeune détective de douze ans.
Pour lire la série dans le bon ordre, il faut commencer par Le meurtre du lac et enchaîner avec Le crime de Ben Queen et le Fantôme du Palace. Le Mystère de la chambre 51 est la suite directe du précédent opus. 
La jeune Emma Graham tente de rédiger ses aventures pour le journal local et de terminer l’enquête commencée dans «Les fantômes du palace» sur l’enlèvement d’une enfant vingt ans plus tôt. Cependant le retour du père du bébé enlevé et l’arrivée d’un nouveau groom à l’hôtel vont lui compliquer la tâche.
 
Aparaître le 12 janvier 2012 aux Editions Presses de la Cité. prix : 21 euros
 

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