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Aconit mortel a été écrit par Laurent Gourmelon, paru aux Editions Société des écrivains. Il est composé de 164 pages et coûte 16 euros.

Présentation de l’éditeur

Elisha, ancien membre de l’armée israélienne rebaptisé Vincent, rencontre son passé lorsque, dans cet endroit improbable, face à lui, se dresse Moshé, l’ami denfance, l’ami de toujours. Belle joute en perspective entre ce qui était et l’histoire de dingues dans laquelle il s’est englué malgré lui en exerçant avec passion son métier de médecin. Vincent, papa depuis peu, est happé à son corps défendant par une aventure peu banale. L’histoire musclée, qui n’a rien à envier à un thriller haletant, est menée tambour battant par un style très rythmé qui rend honneur aux danses folkloriques juives. Gourmelon sait manier avec un talent indéniable les histoires du quotidien qui s’entremêlent à la grande Histoire des hommes, parfois sur fond de tragédie. Les thèmes de la vengeance et de l’honneur sont sans âge et la culture juive y a puisé beaucoup de sa force.
 
Mon avis
 
La quatrième de couverture est très alléchante. On nous promet « une histoire musclée qui n’a rien à envier à un thriller haletant et qui est menée tambour battant »… Je me suis donc plongée dans Aconit Mortel avec une réelle attente et l’envie de passer un bon moment… Le livre démarre par Vincent/Elisha (le personnage principal) qui signe le certificat de décés d’un vieil homme, un de ses patients. Un mort, bon début!!! Puis commence les allers-retours entre 2006 (époque de narration) et l’adolescence ainsi que la vie de jeune adulte de Vincent. Orphelin juif, il est accueilli après la mort de ses parents par un rabbin et sa famille qui vont l’aimer comme leur propre fils. Il se rapproche de Moshé, fils du rabbin, et ne vont plus se quitter, partant ensemble en Israël dans un Kibboutz et s’enrollant dans l’armée du Tsahal. Pendant que le passé est raconté, les meurtres de personnes agées s’accumulent dans le présent. Mais, à part quelques faits qui « chiffonnent » le héros, l’enquête n’avance pas! Vincent est lié aux assassinats mais à part avoir du mal à dormir et être de plus en plus appelé par les gendarmes, il ne fait pas sa propre enquête… D’ailleurs aucune enquête n’est présente pendant les cent vingt premières pages, même de la part des gendarmes qui ne relient pas les différents meurtres malgré les ordonnances du même cabinet médical laissées près des différents corps!! Heureusement que Vincent est là pour leur expliquer qu’ils ne sont pas en face de morts naturelles et qu’elles sont toutes liées! De plus, un enquête ne servirait à rien au lecteur puisqu’on se doute très très vite de la personnalité du meurtrier….La ficelle, que dis-je, la corde est beaucoup trop grosse!!! La toile de fond, le judaïsme, est une idée intéressante et le roman montre que l’extrémisme (dans n’importe quelle religion) n’apporte pas que le bien…
En ce qui concerne l’écriture, on a l’impression que l’auteur nous prend parfois pour des idiots! Pourquoi cette géolocalisation aussi poussée de l’Argentine (« …l’Argentine est une vaste contrée, limitée au nord par la Bolivie et le Paraguay, à l’est par le Brésil, l’Uruguay et l’océan Atlantique, au sud par la confluence des océans Atlantique et Pacifique, et à l’ouest par le Chili. Nous arrivons à Buenos Aire, capitale située au sein d’une vaste plaine de six cent cinquante mille kilométres carrés. Zone d’exploitations agricoles et d’élevage appelée la pampa, le pays des gauchos »). On se croirait en cours de géographie argentine… Pas besoin de pousser la description aussi loin. Il suffit juste d’écrire « Nous avons été formés à la géographie de l’Argentine par le Mossad »!!! Tout cela ne sert qu’à alourdir le texte ou l’allonger, le meubler…En parlant de meubler, pourquoi avoir dédié une page entière à la vie quotidienne du chat…
Malgré cela, on tourne les pages assez rapidement car l’écriture est simple.
 
En résumé, cela a été un rendez-vous raté avec Aconit Mortel mais cela est sans doute dû à l’attente que je m’en suis faite d’après la quatrième de couverture. Certes, on est en présence d’une histoire de vengeance mais pas d’un thriller haletant. Malheureusement, rien ne sert de survendre un livre… Laisser « Roman » qui se trouve en couverture aurait suffit amplement.
 
 
Je remercie La Sociétés des écrivains ainsi que le site Les Agents Littéraires de m’avoir permis de découvrir Aconit Mortel.
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