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Présentation de l’éditeur

En 1985, le roman d’un jeune homme de vingt et un ans prenait la température de l’Amérique. Et prédisait, avec l’autorité et la lucidité exceptionnellement accordées à la jeunesse, que le climat allait se refroidir. Le livre, vite acclamé pour être plus vite encore réduit à une célébration du vide, décrivait en réalité, avec ironie et compassion, la misère de la jeunesse dorée de Beverly Hills ou de Bel Air. Misère de la drogue devenue pharmaceutique, du sexe cadenassé par la pornographie, de l’argent fétichisé, du langage édulcoré surtout. Jamais la richesse n’avait été aussi pauvre. Mais, indifférent au sort des particules pétrifiées, trop savant pour se soucier de l’avenir, assez élégant pour dissimuler ses inspirations, Bret Easton Ellis détournait déjà son regard de la religion cathodique pour le poser ailleurs :  » […] ils se retournaient pour lever les yeux vers l’écran monolithique sur lequel on balançait les images. Certains prononçaient les paroles de la chanson en cours. Mais je me concentrais sur ceux qui ne prononçaient pas les paroles ; sur ceux qui les avaient oubliées ; sur ceux qui ne les avaient peut-être jamais sues ».
 
 
Mon avis
 
Bret Easton Ellis nous plonge dans un monde de riches qui n’est fait que de drogues, de fêtes, de sexe et de violences… Un monde dans lequel rien n’a d’importance, dénué de moral.  Certes on sait que l’argent ne fait pas le bonheur mais tomber dans cette spirale pitoyable pour cause d’ennui, cela reste révoltant. Après la dernière page, on se sent mal à l’aise car on assiste à la déchéance de la jeunesse américaine dorée des années 80 ( sujet qui reste actuel) mais aussi par l’écriture de Bret Easton Ellis qui est assez ennuyeuse dans ce roman (est-ce un effet de style pour rappeler que Clay, le narrateur, pense que sa vie est ennuyeuse?) mais aussi très violente dans ce qu’elle décrit (une fille de douze ans droguée puis violentée, entre autres). De plus, la passivité de ses jeunes adultes qui ne remettent jamais en cause leur situation (à part Clay à de très brefs moments qui remarque la violence gratuite et l’absurdité du monde dans lequel il vit) donne envie de leur botter les fesses et rajoute au malaise que l’on ressentait déjà.
Donc, j’ai un avis assez mitigé sur Moins que zéro car le bon côtoie le mauvais. En effet, l’histoire ne laisse pas indifférent le lecteur mais parfois ce dernier à l’impression de faire son chemin de croix en lisant ce roman assez monotone. Toutefois, je tenterai de lire American Psycho, son oeuvre majeure, qui semble bien plus violente.
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