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Présentation de l’éditeur

1970. Le jeune Willie Traynor rachète le journal local de Clanton, petite ville du Mississippi… Est-ce une si bonne affaire ? Le Ford County Times est aussi vieillot et endormi que le bourg qui l’abrite. Mais tout change le jour où une jolie veuve de Clanton est sauvagement assassinée par Danny Padgitt, rejeton d’une famille mafieuse de la région. Le Ford County Times lance de dramatiques appels à la justice, et les ventes explosent. Face à la campagne de presse menée par le courageux – et désormais très riche – jeune journaliste, la puissante famille Padgitt ne peut étouffer l’affaire : le procès a lieu, Danny Padgitt est condamné… Mais avant de quitter la salle d’audience, il jure publiquement de tuer un à un tous les jurés qui l’ont envoyé en prison à perpétuité. Après neuf ans, contre toute attente, le meurtrier est libéré sur parole.
 
 
Mon avis
 
John Grisham nous peint dans Le dernier Juré une ville des Etats Unis sudiste en pleine ségrégation raciale. Le viol et le meurtre d’une mère sous les yeux de ses deux enfants n’est qu’un prétexte pour nous narrer la vie dans la commune de Clanton où les noirs sont considérés comme des « sous hommes » pendant les années 70. On peut déplorer le peu de suspens concernant le meurtre de Rhoda Kasselaw car l’assassin est très rapidement arrêté. Cependant, le livre nous plonge dans le procés de Danny Padgitt où le lien entre l’argent et la justice peut tout faire basculer.
A travers le jeune narrateur Willy Traylor, nouveau patron du journal local, Grisham explore les différentes personnalités de Clanton, les préjugés, la ségrégation et sa lente révolution (écoles qui deviennent mixtes noirs/blancs et premier juré noir), les cancans d’une petite ville. Malheureusement, tout cela confére de la lenteur au livre. Dommage car on s’attache à certains personnages dont Callie Ruffin (première femme noire à être juré) et on tourne les pages pour savoir où le roman va les emmener. Les cents dernières pages sont excellentes et la vie basculent pour un certains nombres de protagonistes.
 
En résumé, ce livre n’est pas un thriller comme Grisham sait si bien les faire. D’une écriture plaisante, il dépeint le climat des villes du sud des Etats-Unis dans les années 70. Certes, il y a un peu de suspens concernant le sort de Danny Padgitt jusqu’à la fin mais ce n’est pas le propos central du livre : la ségrégation, la justice, le pouvoir de l’argent et dans une moindre mesure le rêve américain sont les thémes principaux.
 
A lire en ne vous attendant pas à un thriller haletant…
 
 
Ce livre fait partie du challenge Le crime n’a pas de frontière
 
 
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