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Présentation de l’éditeur

À Libreville, une prostituée est découverte sauvagement assassinée dans un motel de la périphérie. Les agents de la PJ – de fidèles abonnés des bordels de la capitale – pensent tout d’abord à un crime de rôdeur… Quand une seconde fille est retrouvée égorgée dans un autre hôtel du quartier, les policiers sont encore loin d’imaginer qu’ils ont affaire à un client bien décidé à nettoyer la ville de toutes ses lucioles… Celui qui te veut du mal la nuit a commencé à t’en vouloir le jour. C’est dans ce climat de psychose générale que les gendarmes de la DGR enquêtent de leur côté sur le braquage d’un fourgon de la Société Gabonaise de Sécurité dont le butin de plusieurs millions de francs CFA attise bien des appétits…
 
 
Mon avis
 
Janis Otsiemi signe un polar des plus intéressants. En effet, on ne tourne pas les pages pour savoir qui est l’assassin des prostitués ou les braqueurs du fourgon qui ont récupéré 20 millions de francs CFA car leurs identités nous sont révélées dès le début, mais pour l’ambiance du livre. On plonge dans la misère et la prostitution du Gabon ainsi que dans la police du pays qui est gangrenée de l’intérieur. De plus, la problématique du sida au Gabon (mais aussi dans la plupart des pays africains) est très bien traitée et décrite.
L’atmosphére réaliste du livre est accentuée par l’écriture de Janis Otsiemi qui utilise le jargon local de manière récurrente. Cette présence n’est pas dérangeante car le sens est compréhensible et des annotations sont faites en bas de page. Janis Otsiemi a eu une bonne idée en faisant commencer chaque chapitre  par un diction local le résumant.
Le chasseur de lucioles se lit vite grâce à l’action qui est menée à bon rythme et à des chapitres assez courts.
 
Le chasseur de lucioles a donc été une bonne découverte et je pense lire d’autres polars de Janis Otsiemi.
 
 
Ce livre fait partie du challenge Le crime n’a pas de frontière
 
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