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Présentation de l’éditeur

Et si un président perdant décidait de se maintenir au pouvoir contre son adversaire élu ?
Vitellius, président autocrate, hyperactif et obsédé sexuel que sa femme a plaqué pour aller à New York, perd l’élection présidentielle face à son rival Vespasien. Il décide alors, à toute force et par tous les moyens, de se maintenir au pouvoir. Il triche, truque, corrompt, étrangle des journalistes, avant de tirer sur sa propre armée pour déclencher une guerre civile…
L’histoire dure une nuit. Elle commence par la retransmission des résultats électoraux et se termine à l’aube, dans le sang et l’odeur des latrines, par la mort sacrificielle du héros dans une corrida burlesque devant les caméras du monde entier.
De qui Vitellius est-il le nom ? Un peu de Sarkozy, un peu d’un DSK très en forme. Mais aussi un peu de Mitterrand. De Poutine. De tel ou tel dictateur africain. Et pour remonter plus loin dans l’Histoire, d’Othon, Néron, Galba… ou Vitellius lui-même, dont l’avatar cumule, sous la plume de Yak Rivais, les tares de tous les politiciens populistes, antiques ou modernes.
Cette farce ubuesque, volontiers caricaturale, marquée au coin de Jarry, de Brecht et de Ionesco, est un éclat de rire libératoire qui se termine en tragédie antique.
Que ces aventures « sans ressemblance avec » donnent à réfléchir à qui voudra… ou pourra.
 
 
Mon avis
 
Les ficelles du pantin est une satire grinçante du pouvoir mais aussi de notre société.
On suit l’élection présidentielle entre Vitellius et Vespasien à une époque contemporaine mais peu définie.
Yak Rivais donne des noms d’Empereurs romains en rapport avec le caractère des deux candidats. Voici un bref cours d’histoire : Vitellius fit preuve d’une grande cruauté et devint rapidement impopulaire après avoir été nommé empereur. Lorsque Vespasien est proclamé Empereur, Vitellius sembla, dans un premier temps, abdiquer puis revint sur sa décision. Des troubles éclatèrent puis au fur et à mesure, les lieutenants de Vitellius se rallièrent à Vespasien.
Yak Rivais reprend donc le même schéma en le transposant à une époque plus actuelle de manière burlesque.
Vitellius, le président sortant, est un homme aimant le pouvoir, la cruauté et le sexe. Voyant l’élection lui échapper, il monte une fraude avec son homme de l’ombre « Herr Doktor » consistant à glisser des bulletins portant son nom sur les bureaux après comptabilisation des votes.
Cette satire dénonce intelligement les excés du pouvoir mais aussi notre société qui est prête à tout casser pour se faire entendre (la justice ne suffisant plus pour certains…). Yak Rivais nous démontre que la politique est seulement là pour servir ceux qui sont au pouvoir d’où les trahisons nombreuses, l’opportunisme…
Le discours de fin de Vitellius sur la politique et son successeur est criant de vérité et très actuel même si cette partie du livre a été écrite il y a quarante ans…
 
En résumé, Les ficelles du pantin est une farce burlesque que l’on dévore jusqu’à la fin.
 
 
 
Les ficelles du pantin de Yak Rivais est une farce qui a été lue dans le cadre de l’opération « La voix des Indés » organisée par Libfly dont le but est de faire découvrir des maisons d’éditions indépendantes et peu connues.
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