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Présentation de l’éditeur

Parmi les récits fantastiques d’Oscar Wilde (1854-1900), Le fantôme de Canterville est l’un des plus célèbres et des plus drôles. Pauvre fantôme de Canterville ! Malgré tous ses efforts, il ne parvient pas à inspirer la moindre frayeur à la famille américaine – les Otis – qui vient d’acheter le manoir qu’il hante depuis des siècles. Il a beau utiliser toutes les recettes classiques de l’épouvante – tache de sang opiniâtre, ténèbres menaçantes, tempête nocturne, chaînes cliquetantes, travestissements sinistres, rire démoniaque… –, rien ne peut avoir raison de ces Américains au matérialisme coriace. Et par un humiliant renversement de situation, c’est le fantôme qui finira par avoir peur.
Nous avons donc affaire à un fantôme grotesque, burlesque et pathétique jusque dans les récits qu’il se fait de ses crimes. Mais arrive le moment où, de ridicule qu’il était, le personnage devient émouvant, lorsqu’il révèle à la jeune Virginia Otis que son âme en peine le tourmente sans cesse et ne lui laisse plus un instant de repos. Elle seule pourrait lui apporter la paix…
Ce grand récit, somme toute plus burlesque que fantastique, est ici servi par les illustrations pleines de verve joyeuse et insolente du célèbre dessinateur satirique argentin Oski (1914-1979). Pour le plus grand bonheur de l’auteur, du fantôme et des lecteurs !
 
 
Mon avis
 
 
Le fantôme de Canterville est une pépite d’Oscar Wilde! L’histoire de ce fantôme qui se fait malmener par les nouveaux propriétaires du manoir de Canterville, les Otis, est un régal. Cet oeuvre d’Oscar Wilde tourne en dérision les récits de fantômes. En effet, à quoi sert un fantôme s’il ne fait plus peur et surtout si c’est lui qui a la trouille des habitants du manoir…. L’autre coup de génie d’Oscar Wilde est sa satire sur les américains (dont les représentants sont les Otis) qui ne comprennent rien à la culture européenne, ses traditions, son folklore. Ses américains manquent cruellement d’imagination et s’approprient le manoir sans y respecter son passé. L’humour tient une grande place dans cette histoire mais aussi dans les dessins.
 
Les illustrations de Oski sont marrantes et le fantôme n’a pas une apparence traditionnelle…  Leurs places ne sont pas formatées : au milieu d’une page, en haut, en bas, au mileu de deux pages, à droite, à gauche… C’est très bien pensé. Cependant, je trouve la représentation de Virginia (fille de Otis) peu réussie… En effet, dans les illustrations, elle paraît plus âgée que ce qu’elle est…
 
Cette nouvelle parution du Fantôme de Canterville éditée par Chandeigne est très agréable et plaira aux petits et au grands…
 
 
Le Fantôme de Canterville a été lu dans le cadre de l’opération « La voix des Indés » organisée par Libfly dont le but est de faire découvrir des maisons d’éditions indépendantes et peu connues.
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