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Présentation de l’éditeur

Alif est un jeune hacker vivant dans un pays du Golfe Persique où s’exerce la censure d’état. Cachés derrière leurs écrans, Alif et ses acolytes rêvent d’une révolution et s’adonnent à quelques menues tâches subversives, moyennant finances. Une routine qui se voit brusquement perturbée lorsque notre jeune génie de l’ordinateur tombe amoureux d’une princesse rencontrée sur le net qui lui confie une mission : protéger un manuscrit ancien, rare, oublié, et qui recèle un savoir occulte, la promesse d’une toute-puissance. À peine ressurgi, le livre va en effet déchaîner une avidité sans pareille et brusquement confronter Alif le geek avec le monde réel.
Devenu malgré lui une sorte d’apprenti sorcier sur ordinateur, Alif se lance dans une folle épopée, entraînant avec lui son amie de toujours, Dina. Ils y croiseront les djinns et les démons d’un monde étrange, un honorable vieux sage caché dans une mosquée, et gagneront l’appui de surprenants alliés avant qu’au terme d’un périple initiatique, Alif affronte son pire ennemi, sorte d’alter ego sombre et tyrannique.

Mon avis

Alif l’invisible de G. Willow Wilson foisonne de bonnes idées : le mélange tradition et nouvelles technologies entre autres. Malheureusement, je n’ai pas été portée par l’histoire d’Alif, hacker de génie qui combat La Main, représentant le régime dictatorial, dans un pays du Golfe Persique. On suit sa fuite après qu’il ait été démasqué par le futur mari de celle qui devait être sa promise, Intisar. Cette dernière lui remet L’Alf Yeom, un livre mystérieux et ancien dont le nom  veut dire « Les mille et un jour » qui conte l’histoire de princesses et de roi oiseau mais qui a une double lecture révélant les connaissances cachées à l’homme et le secret de l’invisible, que le Main aimerait bien détenir. Avec Dina, sa voisine entraînée malgré elle dans l’aventure, il va rencontrer des personnages dont certains sont sortis des récits traditionnels tel que des djinns (Vikram et un marid) mais aussi des plus normaux tel qu’un Cheikh, une américaine convertie…

Je suis déçue par ce roman car les personnages sont peu attachants, sans saveur (à part peut-être Vikram le vampire) et parfois trop stéréotypés. Les femmes sont représentées comme des traitres (Intisar) ou des peureuses (la convertie et parfois Dina). Le héros est assez passif… Plus de caractère n’aurait pas été du superflu. Le manque d’action et le peu de personnalité des différents protagonistes font que cette lecture devient parfois ennuyeuse. La fin est un peu plus rythmée surtout grâce à la confrontation avec La Main.

Le point positif de ce roman est de plonger le lecteur dans une culture qu’il ne connaît peut-être pas…Ce qui est mon cas. On en apprend un peu plus sur la culture musulmane et on sent que l’auteur aime ce sujet (G.Willow Wilson est une américaine qui s’est convertie à la religion musulmane et qui travaille en Egypte). Plusieurs visions et mondes se croisent dans ce livre : celui de Alif qui est porté vers la technologie mais peu croyant, celui de Dina soumise à sa religion, celui de Vikram tourné vers les êtres oubliés des contes et récits anciens… Alif l’invisible est à lire surtout pour cela et l’ambiance du Golfe Persique au début du printemps arabe…

Je remercie Babelio et les éditions Buchet-Chastel qui m’ont permis de découvrir Alif l’invisible de G. Willow Wilson avant sa mise en vente le 19 avril 2013.

Alif l’invisible fait partie du challege des 170 idées

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