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my dear

Description de l’éditeur

Al Greenwood, 50 ans, est taxi dans un paisible petit village côtier d’Angleterre. C’est un homme qui a tout pour être heureux, et qui le serait certainement s’il n’était pas marié à l’encombrante Audrey. Aussi décide-t-il tout simplement un jour de s’en débarrasser en commettant le crime parfait. Le scénario est vite trouvé : profitant d’une des promenades quotidiennes de sa femme, il la précipitera du haut d’une falaise. Aussitôt dit, aussitôt fait, Al s’embusque sur le parcours habituel d’Audrey, surgit à son passage et la précipite dans le vide. Tout se passe comme prévu sauf… sauf qu’en rentrant chez lui, il tombe nez à nez avec sa femme qui lui annonce avoir exceptionnellement renoncé à sa petite ballade. Si il n’a pas tué Audrey, qui est donc sa victime ? Et comment va-t-il déjouer la perspicacité des enquêteurs, dans cette petite communauté où tout le monde se connaît ? Quant à sa femme, qui commence à trouver son comportement étrange, ne faut-il pas qu’il s’en débarrasse très vite, avant qu’elle ne nourrisse trop de soupçons ? Mais cela ne fera-t-il pas de lui un tueur en série ? Commence alors pour Al un long cauchemar, dont il est encore très loin de soupçonner l’issue.

 

Mon avis

 

Oh, My dear est un livre qui débute de manière très prometteuse : Al, un homme ne supportant plus sa femme Audrey, décide de la tuer en la poussant du haut d’une falaise. Le meurtre accompli, il rentre chez lui et la prétendue morte l’attend tranquillement près de la cheminée en adoptant un comportement coquin… La stupeur passée, de nombreuses questions jaillissent dans la tête d’Al : qui a-t’il tué ? Où était sa femme au moment du meurtre ? Pourquoi un tel changement d’humeur (qui ne déplaît pas à Al) chez Audrey ? Peu de temps après, Al apprend que Miranda, sa fille illégitime, est portée disparue… Comment n’a-t’il pa pu différencier sa femme de sa fille, deux personnes qui n’ont pas la même morphologie. Entre humour « so british » et quelques rebondissements, le lecteur se laisse porter par les déboires du protagoniste. L’apparition de certains personnages secondaires hauts en couleurs rend l’histoire encore plus déjantée (par exemple Alice la fouine). Mais parfois en voulant trop surenchérir sur les histoires de chaque personnage, l’auteur perd l’attention du lecteur et la deuxième moitié du livre est plus laborieuse. L’intérêt revient à quelques pages de la fin quand Al remet toutes les pièces du puzzle en place et découvre la vérité sur ce qui s’est réellement passé le jour où il a décidé de tuer sa femme sans y parvenir.

Oh, my dear de T. J. Middleton est donc un roman à l’humour anglais bien grinçant mais qui malheureusement pâtit de la surenchére de l’auteur sur les faits et les histoires secondaires…

 

je remercie Myboox pour l’envoi de Oh, my dear!

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