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le roman du cafe

Présentation de l’éditeur

Café, qui es-tu ? Drogue, business, médicament, plaisir, carburant, poison, ou un ami qui nous veut du bien ?

Dans les coulisses des légendes illustrant le grain sombre, au coeur d’un colossal commerce voué à l’écologie pour durer, ce récit romanesque se déguste à travers l’amitié d’un jeune aveugle passionné de cafés et de son extravagante amie d’enfance.

Du Brésil au Costa Rica, du Vietnam à la Côte d’Ivoire, rien n’échappe aux regards croisés d’un torréfacteur éco-responsable et d’une pimpante journaliste.

L’essor de cet or brun est une véritable épopée gorgée de rebondissements, de faits d’armes parfois, plus souvent de passions partagées pour le divin breuvage, une histoire liée à l’esclavage, et tout simplement, à l’humanité.

Après la lecture de ces pages qui n’épargnent ni les consommateurs, ni les industriels, vous serez peut-être enclin à changer radicalement vos habitudes de café.

Attention ! Ce livre provoque une irrésistible envie de se précipiter chez un torréfacteur pour y déguster un p’tit noir d’excellence.

 

Mon avis

 

Ce fut un grand plaisir de retrouver l’écriture si fluide de Pascal Marmet dans Le Roman du café ! A travers Julien, son grand-père et Johanna, on suit l’histoire du café de sa découverte à nos jours. Julien, jeune adulte aveugle, est licencié par son grand-père torréfacteur suite à une comparaison entre les dosettes Nescafé et le parfum Shalimar. Julien décide de partir au Brésil, pays grand producteur de café avec son amie d’enfance Johanna. Au fil du voyage, la petite graine n’a plus de secret pour nous ! Entre sa découverte, son importation et exportation, les façons de la torréfier, les différentes manières de préparer le breuvage brun/noir, son exploitation de plus en plus écologique, son prix… Tout nous est expliqué subtilement. On traverse les différents siècles avec passion.

Le fait d’avoir choisi un personnage principal aveugle permet au lecteur de découvrir le café grâce aux sens que Julien a le plus développé : l’odorat et le goût. Les paysages, senteurs, textures et formes sont tellement étoffés que le lecteur a l’impression d’être auprès de Julien ou de sentir et boire un bon café !

De plus, les personnages sont attachants (à part James qui représente le côté obscur du commerce de café), même le grand-père de Julien qui a un sursaut d’amour envers son petit-fils au crépuscule de sa vie. Il représente l’être humain dans toute sa complexité.

Enfin, j’ai apprécié le fait de donner aux lecteurs des adresses permettant d’aller déguster un bon café dans des lieux mythiques dont l’histoire nous est racontée ainsi que le petit clin d’oeil via Shalimar de Guerlain au Roman du Parfum (écrit aussi par Pascal Marmet) qui a été publié l’année dernière aux mêmes éditions.

 

En conclusion, Pascal Marmet nous livre un roman caféiné des plus réjouissants en incluant un message écologique qui ne peut pas laisser de marbre.

 

Je remercie chaleureusement Pascal Marmet ainsi que les Editions du Rocher / Vladimir Fédorovski qui m’ont permis de découvrir Le Roman du Café.
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