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le tueur des cimetieres

Description de l’éditeur

 
 
 
Cimetière de Montmartre, le cadavre d’un psychiatre.
Meurtre par strangulation. Les pistes ? Une rencontre homosexuelle qui aurait mal tourné, un complot maçonnique, un rôdeur… Lorsqu’on retrouve un deuxième cadavre, celui d’une femme, adepte de rites sataniques célébrés au Père-Lachaise, le commandant Myriam Renard, brillant officier de la brigade criminelle, commence à s’interroger. Et s’il s’agissait d’un tueur en série ? Et pas n’importe lequel, le sinistre PK 9, officiellement décédé. Myriam doute de sa disparition, et le prédateur continue à tuer, laissant derrière lui des traces et des messages indéchiffrables.
Et l’horreur de ses crimes frappera Myriam en plein coeur, l’obligeant à courir des risques insensés pour arrêter le monstre. Encore faudrait-il déchiffrer une étrange figure géométrique qui conduirait à la vérité…
 
 
 
 
 
Mon avis
 
 
 
 
 
Il va être dur de faire une critique de ce thriller tant mon avis est mitigé. En effet, le postulat de départ est très prometteur : un meurtre dans le cimetière de Montmarte suivi par un autre, quatorze jours plus tard, au Père-Lachaise. Bien sûr, les meurtres vont s’accumuler. Myriam est en charge de l’enquête avec son équipe mais aucune piste semble s’ouvrir à elle à part celle d’un tueur en série qui a sévi l’année d’avant… Des meurtres, une enquête difficile, les cimetières de Paris, j’en salivais d’avance… Malheureusement, la sauce ne prend pas car l’enquête n’avance pas et tourne en rond. L’auteur a peut-être voulu retranscrire l’impasse dans laquelle se trouvait l’équipe de la brigade criminelle mais c’est un passage qui dure trop longtemps. Quand il y a un rebondissements, les ficelles sont trop grosses pour passer inaperçues (le passage concernant Loréne, la compagne de Myriam en est un bon exemple). De plus, on n’arrive pas à s’accrocher aux différents personnages, même celui de Myriam, car il y a trop de clichés (quotat pour les différentes ethnies, des flics qui se relèvent d’épreuves difficiles en un rien de temps….). Enfin, Alain Audin a sans doute voulu « surfer » sur les sujets qui passionnent assez souvent les lecteurs de thriller (les sectes sataniques, la franc-maçonnerie) mais cela ne suffit pas à faire un bon roman surtout que les sujets sont balayés en deux temps-trois mouvements.  Cependant, on peut apprécier les trente dernières pages qui nous emménent au dénouement grâce à un rythme un peu plus rapide…
Le tueur des cimetières est un thriller facile à lire car l’écriture de l’auteur est simple mais on s’aperçoit de nombreuses redondances dans les références qui sont citées (Docteur Petiot, Landru, Mesrine….). Certes, cela révéle l’importance du 36 quai des Orfévres dans l’histoire judiciaire française mais  cela peut lasser.
 
En résumé Le tueur des cimetières est un thriller qui manque de rythme, de personnages attachants dont je retiendrai seulement les dernières pages. En fermant le livre, je me suis dit : « si seulement le jeu de piste par rapport aux morts illustres (ou non) reposant dans Paris et les épitaphes avait été plus approndi, cela aurait pu donner un thriller génial »…
 
 
Je remercie Babelio et les J éditions qui m’ont permis de découvrir Le tueur des cimetières lors de l’opération Masse critique.
 
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