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deuils de miel

Présentation de l’éditeur

Un an après la mort tragique de sa femme et de sa fille, le commissaire Sharko reprend du service pour une affaire étrange : dans l’église d’Issy les Moulineaux, une femme intégralement rasée est retrouvée morte, des papillons sur le crâne. Un énigmatique message gravé dans la pierre guide le policier vers d’autres atrocités et des meurtres de plus en plus sauvages. Malgré sa plaie ouverte et une dépendance visible à diverses substances, Sharko se lance sur les traces de ce qui ressemble de plus en plus à un serial killer. Plus il avance dans l’enquête, plus il prend conscience qu’il faut endiguer le fléau au plus vite. À bout de force, il doit en plus composer avec les visites nocturnes d’une petite fille qui semble avoir des pouvoirs surnaturels…
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Mon avis

Deuils de miel est un thriller haletant qui ne laisse pas respirer une seconde grâce à son rythme soutenu mais aussi à cause de son ambiance suffocante. Les meurtres perpétrés sont horribles, violents. L’auteur nous entraîne dans une enquête menée par Sharko à la poursuite d’un assassin que rien ne semble arrêter. Le jeu de piste laissé près du corps de la première victime va conduire Sharko et son équipe à craindre un meurtre de masse. Plus ils mettent du temps à trouver les différents éléments du jeu proposé par le tueur, plus de personnes sont susceptibles d’y passer. Leurs indices les plus probants : du miel et des Sphinx tête de mort, des papillons nocturnes. Le tueur est-il un dérangé religieux comme laissent à penser le lieu de la découverte de la première victime, l’église d’Issy, et les phrases laissées dans ce même lieu… A moins que ce soit une personne au passé psychiatrique très lourd… Tant de questions qui laissent l’équipe d’enquêteurs perplexe. Si cela ne suffisait pas, une petite fille assez imprévisibles suit  Sharko avec le livre que lisait sa fille décédée.
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Certains passages sont durs à lire tant il y a des descriptions affreuses des corps retrouvés. Néanmoins, le lecteur se laisse embarquer par l’enquête et se demande jusqu’où peut aller l’horreur. Le suspens est habilement mené avec quelques rebondissements bien trouvés.
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Le fait que Deuils de miel soit écrit à la première personne du singulier plonge le lecteur au cœur de l’enquête via le regard de Sharko et de sa psychologie. On suit ses pensées, ses interrogations, ses doutes et sa chute au plus près. Indubitablement, une introspection de l’enquêteur est réalisée.
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En résumé, ce thriller est à lire absolument mais âmes sensibles, s’abstenir !
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