Morts en coulisses de Mary Jane Clark

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Présentation de l’éditeur

Quand le rideau tombe, tombent les cadavres…

Chaque été, dans le Massachusetts, se déroule un festival de théâtre.
Caroline, nouvelle chroniqueuse d’une chaîne de télé new-yorkaise, doit couvrir l’évènement auquel participe sa belle- fille.
L’occasion pour la journaliste de se rapprocher de la jeune femme qui n’a toujours pas accepte le remariage de son père.
Mais la mort soudaine de deux étudiants et le meurtre d’une bibliothécaire viennent troubler les festivités.
Un jour, Belinda Winthrop, actrice vedette couronnée d’un Oscar, disparaît a son tour.
Fugue, meurtre ou enlèvement ?
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Mon avis

Morts en coulisses est un excellent page-turner. En effet, une fois commencé, rien ne peut vous arrêter dans sa lecture. Dans les premières pages, on assiste au meurtre d’un couple, Tommy et Amy; puis Caroline, jeune chroniqueuse culture de la matinale Key to America, se prépare à partir dans la petite ville de Warrenstown afin de couvrir un festival de théâtre pendant lequel Belinda Winthrop, actrice oscarisée, va jouer une nouvelle pièce. L’assistante de cette dernière étant la belle-fille de Caroline.
Dans ce petit coin paisible, un nouveau meurtre atroce est perpétré : la bibliothécaire
est retrouvée égorgée. Ce drame est suivi de la disparition de la comédienne vedette Belinda après une soirée fastueuse.
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Les personnages de ce roman sont très nombreux et chacun, à part Caroline, semble avoir un secret ou une part sombre : le peintre amoureux mais dépressif, le régisseur trafiquant, le metteur en scène de la pièce voulant réussir au cinéma, l’auteure de la pièce qui a perdu son mari dramatiquement, la doublure voulant devenir l’actrice vedette, la belle-fille pas aussi sage que ce qu’elle laisse paraître…. L’assassin est-il parmi eux à moins que plusieurs meurtriers se soient alliés…. Certains chapitres nous relatent les pensées et actions du/des tueur(s) en restant très mystérieux : impossible de savoir si c’est un homme ou une femme, son âge, son passé… En nous proposant des chapitres très courts alternant entre les différents personnages, Mary Jane Clark parvient à nous mener sur différentes pistes possibles. La construction du roman est très bien faite et nous tient en haleine jusqu’au bout.
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Les personnages bien développés, l’écriture très plaisante et le rythme du roman permettent de passer un bon moment de lecture.
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Je remercie les éditions l’Archipel qui m’ont permis de découvrir Morts en coulisses de Mary Jane Clark.
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Le grimoire de l’ange de Alfredo Colitto

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Présentation de l’éditeur

Colitto est bien le maestro du thriller historique ! »Venise, mai 1313. Alors que les préparatifs pour la fête de l’Ascension vont bon train, l’eau charrie jusqu’à la place Saint Marc les cadavres de trois enfants crucifiés.Le Conseil des Dix, puissant organe chargé de veiller à la sécurité de la République de Venise, accuse Eleazar, un vieux juif, d’avoir perpétré ces meurtres.Son amie Adia, alchimiste, ne peut croire en la culpabilité d’Eleazar, et décide de demander l’aide de Mondino de Liuzzi, célèbre anatomiste bolognais – et ancien amour de jeunesse. Celui-ci, bien que sur le point de se marier, accourt immédiatement à Venise.Il apparaît bien vite qu’un mystérieux livre, Le Grimoire de l’ange, serait à l’origine de cette punition inique. Et que l’un des membres du Conseil des Dix souhaite s’emparer de ce manuscrit qui permettrait de s’octroyer des pouvoirs phénoménaux…Épaulé par son fidèle ami, le Templier Gerardo, Mondino devra enfreindre les lois de la cité et l’autorité du Conseil pour restaurer justice et équité. »
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Mon avis

Le grimoire de l’ange, thriller historique et ésotérique, m’a emporté. Suite à la découverte de trois enfants crucifiés, Mondino de Liuzzi, médecin anatomiste de Bologne, est dépêché sur place par une ancienne amie Adia afin d’innocenter Eleazar, un vieux juif. L’accusation semble bien mince à moins que ce dernier garde un secret d’une importance telle qu’une personne de haut rang serait prête à tout pour s’en emparer. En parallèle, Pietro da Bologna accompagné de Gerardo, tous deux templiers, doivent partir pour le Portugal afin de mettre en lieu sûr un livre que Philippe le Bel aimerait avoir en sa possession. Ils décident de ne pas utiliser la route la plus directe et de passer par Venise…
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Alfredo Colitto nous entraîne dans les rues de Venise avec maestria. Le lecteur suit Mondino dans son enquête avec impatience et craintes. Plus d’une fois, la vie des protagonistes ne tient qu’à un fil surtout après que Mondino se soit mis à dos l’Ordre des Dix qui a fomenté l’arrestation d »Eleazar.
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Complots, meurtres, vengeances, courses-poursuites et révélations s’enchaînent au fil des pages. Le suspens et l’action sont bien menés jusqu’au dénouement peu prévisible. L’auteur glisse l’ésotérisme et la Kabbale dans l’histoire de manière appropriée et ne tombe pas dans le piège de nous livrer un roman peu équilibré tendant vers le fantastique…
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Une belle découverte !
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Je remercie les éditions L’Archipel pour la découverte du roman d’Alfredo Colitto, Le grimoire de l’ange.
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Pièce montée de Mary Jane Clark

Présentation de l’éditeur

En attendant un nouveau rôle, Piper Donovan, jeune actrice new-yorkaise dont la carrière peine à décoller, aide sa mère, qui possède une pâtisserie, à décorer des gâteaux de fête.
Quand son amie Glenna Brooks, comédienne vedette, lui apprend qu’elle va se remarier, Piper est loin de se douter que leurs vies seront bientôt bouleversées.
Un ancien amant de Glenna meurt tragiquement. Et il ne sera pas la seule victime…. Comme si quelqu’un voulait à tout prix empêcher la noce !
Avec le soutien de son ami Jack, du FBI, Piper mène l’enquête. Mais, à se montrer trop curieuse, elle pourrait attirer l’attention du criminel…
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Mon avis
Pièce montée permet de passer un sympathique moment de lecture mais je ne considère pas ce roman comme étant du genre policier. En effet, on ne suit pas une vraie enquête, on suit les différentes réflexions de Pipper qui a assisté au meurtre de Travis, acteur d’une série phare dans laquelle elle a joué un rôle, lors d’une vente aux enchères qu’anime son amie Glenna, nouvellement fiancée… Mais, qui était réellement visé par ce meurtre ? L’histoire est bien ficelée car l’auteure n’hésite pas à multiplier les pistes : le producteur de la série qui voit sa série prendre fin à cause du futur mariage, l’ex-mari  possessif qui est sorti de prison, le futur beau-frère qui ne veut pas partager sa fortune, une ex-compagne du futur mari qui est jalouse, le futur mari qui veut à tout prix être à la hauteur de sa future femme…..
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Bien sûr, le lecteur se laisse prendre au jeu des déductions et apprécie ce roman que l’on peut qualifier de page-turner. Il se lit vite grâce à des chapitres courts et une écriture assez rythmée. De plus, il permet de passer un bon moment de détente.
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Je remercie les éditions l’Archipel qui m’ont permis de découvrir Pièce montée de Mary Jane Clark.
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Rêver de Franck Thilliez

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Présentation de l’éditeur

Psychologue réputée pour son expertise dans les affaires criminelles, Abigaël souffre d’une narcolepsie sévère qui lui fait confondre le rêve avec la réalité. De nombreux mystères planent autour de la jeune femme, notamment concernant l’accident qui a coûté la vie à son père et à sa fille, et dont elle est miraculeusement sortie indemne.
L’affaire de disparition d’enfants sur laquelle elle travaille brouille ses derniers repères et fait bientôt basculer sa vie dans un cauchemar éveillé… Dans cette enquête, il y a une proie et un prédateur : elle-même.

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Mon avis

Cela ne va pas être aisé de faire un billet sur Rêver de Franck Thilliez sans trop en dévoiler… Je peux au moins dire que j’ai aimé cette lecture même si elle est différente par le rythme des autres romans de l’auteur. En effet, c’est plus lent et il ne faut pas se perdre dans la lecture car plusieurs époques s’entremêlent… Heureusement que Franck Thilliez a mis une échelle de temps pour qu’on s’y retrouve… La structure, assez complexe, du roman, avec les allers et retours dans le temps et le casse-tête généré par les amnésies d’Abigaël rendent l’histoire personnelle de la protagoniste et l’enquête qu’elle suit sur la disparition de plusieurs enfants assez prenantes.

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C’est un bon roman basé sur une pathologie peu connue, la narcolepsie, dont on découvre les désagréments tout au long de la lecture et qui va avoir des conséquences sur Abigaël et son enquête. Cela va déstabiliser les différents personnages mais aussi  nous, les lecteurs….

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Quant à la disparition des enfants, elle passe parfois au second plan mais reste intéressante et le dénouement fonctionne bien même s’il est prévisible en partie… Je n’en dirai pas plus sur l’enquête….

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A lire à tête reposée….

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Les larmes de Pancrace de Mallock

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Présentation de l’éditeur

 » Sept morts dans sept siècles tariront votre lignée.  » À cet avertissement proféré en décembre de l’an 1345 à l’encontre du Vicomte Pancrace d’Armuth par le dernier des Templiers, la mort de Jean de Renom fait aujourd’hui un écho lugubre. Abattu par balles sur les marches de sa propriété, le châtelain payerait-il les fautes de ses aïeux ?
Alors que les coteaux bordelais saignent le soleil en un nectar somptueux, Mallock sonde les racines du mal et goûte à un breuvage bien plus amer : l’éternel venin des âmes…
Dans cette enquête, secrets de famille, meurtres en chambres closes et ambitions inavouables s’entrelacent tels les tortueux sarments qui envahissent au printemps les vignobles de France.

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Mon avis

Les larmes de Pancrace était le seul roman de Mallock que je n’avais pas encore lu… Et cela aurait été dommage de passer à côté ! On y retrouve l’écriture soignée de l’auteur qui est un réel plaisir. L’histoire de la famille Renom est prenante : suite à  l’assassinat de Jean, dernier châtelain Renom en date, le commissaire Mallock se penche sur ses aïeux et va découvrir un grand secret…. Dès le début, un assassin est rapidement désigné mais cela ne convainc pas Mallock à cause d’un petit détail qui le turlupine et qu’il va devoir éclaircir afin de faire libérer un innocent… Son enquête va le confronter au passé du défunt et de sa famille qui ne cesse d’avoir des répercussions dans le présent.

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L’enquête est très bien ficelée et le lecteur reste sans voix devant le machiavélisme exposé. On y retrouve un Mallock toujours aussi fin dans ses analyses. Quand il doute, il reprend les éléments un par un afin de mieux s’y retrouver. Son côté très humain (chaleureux, malicieux mais aussi froid, acide et bourru à certains moment) est très appréciable. Ses joutes verbales avec lui-même valent souvent le détour !

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L’enquête historique est très bien construite, très intéressante. Le fait de la disperser tout au long du roman permet de maintenir le lecteur en haleine… Une bonne dose de suspens et d’humour, d’excellentes connaissances et recherches sur la vigne et une reconstitution historique de la région au Moyen-âge sont les points forts de ce roman. De plus, l’écriture et le style sont toujours aussi raffinés…. C’est un vrai régal !

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A lire !

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Le cri de Nicolas Beuglet

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Présentation de l’éditeur

À quelques kilomètres d’Oslo, l’hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l’inspectrice Sarah Geringën pressent d’emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu’il porte sur le front, s’est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l’une des questions qui hante chacun d’entre nous : la vie après la mort…

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Mon avis

Le cri n’est que suspens et action ! Cela tombe très bien, j’adore cela ! Nicolas Beuglet a su gérer son thriller avec perfection ! Une fois ouvert, on ne lâche plus son roman ! Le lecteur suit Sarah qui doit enquêter sur une mort suspecte dans un hôpital psychiatrique… Au fil des pages, on découvre un établissement très spéciale qui semble faire des expériences peu conventionnelles…

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Du suspens, des recherches scientifiques, de l’action, une pointe de romantisme, de l’humour… C’est ce qui vous attend dans Le cri ! Ce cocktail fonctionne très bien tant le roman est bien écrit… Au début, on se dit que l’enquête se passant en Suède, on va sans doute lire un polar scandinave au rythme lent… Cette idée s’envole très vite et laisse place à un thriller rondement mené qui nous fait voyager (Oslo, Paris, Etats Unis…) afin de découvrir un terrible secret sur la mort qui fait réfléchir sur ses propres croyances… De plus, les multiples rebondissements ne laissent pas le lecteur reprendre son souffle. L’histoire est intelligente et portée par des personnages (Christopher et Sarah) captivants et attachants même si parfois on a l’impression qu’ils sont des « surhommes »…

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L’écriture simple et rythmée permet de mieux entrer dans le récit qui fait froid dans le dos car l’histoire est inspirée de faits réels. Le côté scientifique n’est pas un frein à la lecture car tout est expliqué de manière accessible et compréhensible.

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A lire !

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La porte des ténèbres de Glenn Cooper

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Présentation de l’éditeur

Au MAAC, un centre scientifique secret, John Camp a une spécialité : la sécurité. Cet ancien militaire ne connaît la science qu’à travers Emily, la responsable des recherches et, depuis peu, sa petite amie. Mais une expérience tourne mal : sous les yeux de John, Emily disparaît, remplacée par un inconnu qui se révèle être un tueur en série mort il y a plus de cinquante ans. Un portail entre les dimensions aurait-il été ouvert ? Pour en avoir le cœur net, John décide de tenter lui aussi l’expérience. Son voyage le mènera tout droit en enfer…

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Mon avis

La porte des ténèbres est un roman qui se lit bien mais qui peut laisser un sentiment mitigé une fois la dernière page tournée. L’idée de départ, deux vivants qui se retrouvent en Enfer après une expérience scientifique mal contrôlée, est très prometteuse. Cependant, le fait que les morts en enfer puisse avoir la même vie que les vivants  nous fait se poser quelques questions. En effet, l’enfer décrit même s’il est très moyenâgeux, reste semblable à notre monde : les morts peuvent manger, boire, se déplacer, se faire la guerre et les animaux sont aussi présents (ont-ils « fauté », eux aussi ?) …. Et bien sûr, les morts ont recréé une société du même type que celle que nous connaissons avec une hiérarchie. Donc, dans un premier temps, le lecteur se dit que l’enfer n’est pas si terrible que cela… Mais au fil des pages, on note quelques différences comme les chambres de pourrissement qui permettent de punir un mort à une agonie lente… Un mort ne pouvant mourir une deuxième fois, une solution devait être trouvée…

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Ce qui m’a le plus intéressé dans ce roman, c’est l’apparition des certains hommes connus qu’ils soient politiques, rois, scientifiques ou bien artistes dans l’histoire : Henri VIII, Himmler, le Duc de Guise, Staline, Robespierre…. Cela nous permet de réviser un peu notre histoire et bien sûr de voir si les « hommes » peuvent changer dans la mort…. On se laisse porter par l’imagination de Gleen Cooper et la réécriture de l’Histoire en Enfer.

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Les personnages sont intéressants grâce à leur tempérament assez fort même si parfois ils se sortent de situations très compliquées de manière surprenante. De plus, le lecteur suit les faits du point de vue de chaque personnage et cela est appréciable.

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Donc, même si La porte des ténèbres est un roman d’aventure assez plaisant à lire, il reste parfois superficiel à cause de certaines incohérences.

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Le jour du chien de Patrick Bauwen

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Présentation de l’éditeur

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal.
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Mon avis

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas lu un polar de Patrick Bauwen et puis ma main s’est posée sur Le jour du chien…. Ce fut un régal du début à la fin ! Pour une fois, l’histoire se passe en France et l’auteur ne peut s’empêcher de nous amener dans les entrailles de Paris afin de découvrir un monde caché…
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Quand Christian Novak intervient lors d’une agression dans le métro parisien, il ne se doute pas que sa vie va être chamboulée… Toujours pas remis de la disparition de sa femme Djeen, il replonge dans les années passées suite à la vidéo de la RATP montrant cette dernière dans la même rame que lui… Il n’est pas le seul à se poser des questions : la police tente elle aussi de comprendre surtout qu’un mail assez mystérieux est arrivé chez son ancien employeur…
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Dès le début du thriller, Patrick Bauwen nous tient en haleine… On se demande si l’apparition de Djeen est une machination, une vengeance ou si elle est bien morte… Le récit va de rebondissements en rebondissements et ne nous laisse pas une minute respirer tant le suspens est présent. La tension permanente est accentuée par la succession de chapitres courts. Quant à la richesse des personnages décrits, elle permet de mieux nous imprégner de l’histoire et mieux comprendre la fin du thriller qui est assez inattendue…
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Ce cinquième roman de Patrick Bauwen, d’un réalisme effrayant, ne va pas vous laisser de marbre !
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Projet sin de Lincoln Child

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Présentation de l’éditeur

L’énigmologue Jeremy Logan est mondialement connu pour sa capacité à résoudre l’insoluble, à expliquer l’inexplicable. Appelé par l’institut de recherche Lux, situé dan un vieux manoir de Rhode Island, il doit enquêter sur la mort de Willard Strachey. Quelques jours avant le drame cet éminent informaticien s’est comporté de manière incohérente, avant d’agresser son assistante et de se suicider. Logan tente de retracer les derniers jours du savant mais son enquête prend une tournure imprévue lorsqu’il découvre une pièce aveugle dissimulée dans une aile abandonnée du bâtiment. A peine y pénètre-t-il qu’il se trouve menacé par les secrets renfermés dans cette chambra secrète.
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Mon avis

Je n’ai encore jamais été déçue par un roman de Lincoln Child. Projet Sin ne déroge pas à la règle. On retrouve Logan qui doit enquêter sur le suicide pour le moins bizarre et violent de Willard Strachey à l’institut Lux.  Logan ayant été pensionnaire dans cet établissement de recherche et ayant été mis sur la sellette par certains de ses confrères, le retour ne se fait pas dans les meilleurs conditions. Après s’être intéressé aux autres chercheurs et assistants, Logan décide s’en savoir plus sur l’institut mais aussi le bâtiment qui l’abrite. Il ne va pas être au bout de ses surprises quand il va découvrir une pièce dissimulée dans une des ailes en rénovation. A quoi pouvait-elle servir et pourquoi la cacher ?
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Cette troisième aventure de Logan commence doucement. En effet, il faut attendre environ une centaine de pages avant que le récit s’accélère. Cependant, l’énigme, le manoir qui est un personnage à part entière et la tempête qui se déchaîne à l’extérieur rendent l’intrigue très prenante. Les différents chercheurs croisés par le héros permettent d’avoir une palette de personnages très hétéroclites : humbles, cyniques, parvenus… Cela ne va pas aider Logan à découvrir le secret de la bâtisse.
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Lincoln Child tutoie l’ésotérisme dans ce roman sans jamais tomber dans la facilité du fantastique. Les notions scientifiques sont présentes sans être trop difficiles à comprendre, ce qui est très appréciable.
Le scénario est original, l’intrigue bien ficelée et malgré les quelques longueurs du début, on se laisse happer par l’histoire.
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Sphinx de Christian Jacq

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Présentation de l’éditeur

Ils sont neuf.
Neuf représentants d’une confrérie mystérieuse dénommée Sphinx.

Neuf détenteurs des secrets de la vie, disséminés à travers le monde.

Neuf condamnés à mort par les nouveaux maîtres de la technologie, adeptes de l’argent-roi, dont l’objectif fait froid dans le dos : la prise de contrôle définitive du cerveau humain par les machines.

Depuis New York ces derniers ont engagé une traque implacable pour éliminer, un à un, les membres de Sphinx.

C’est compter sans la détermination d’un journaliste écossais, Bruce Reuchlin, redoutable enquêteur, prêt à prendre tous les risques pour déjouer leur plan diabolique.

Pour Bruce, désormais, chaque pas est un danger de mort. Plus il avance dans son enquête, plus la question l’effraie : qui gouverne vraiment notre monde ?

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Mon avis

Sphinx de Christian Jacq est un roman policier efficace ! En effet, on se laisse embarquer par l’enquête du journaliste Bruce accompagné de Mark sans aucune difficulté. L’assassinat du père de Mark, Saint-John, milliardaire membre d’une confrérie secrète, donne le coup d’envoi d’une course contre la montre assez palpitante où rebondissements et machinations règnent en maîtres. Bien sûr, Christian Jacq a pensé à la petite touche féminine en la personne d’une espionne au charme assez dévastateur…. Leur périple les mènera aux quatre coins du monde : Vietman, Japon, Afghanistan,Etats-Unis et bien sûr Egypte, afin d’essayer de sauver les membres restants de la confrérie Sphinx qui gardent en grand secret concernant l’Humanité. Les chapitres défilent, l’histoire est de plus en plus intense jusqu’à un final assez inattendu et déstabilisant…

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Dans ce roman, Christian Jacq dépeint notre monde actuel de manière assez sombre et peu optimiste. Sphinx commence par la destruction de Palmyre en Syrie par l’IE puis traite des sociétés secrètes qui « gouvernent » notre monde à notre insu grâce à leur argent. Le constat est réaliste car qui n’a pas entendu parler des lobbyings voire certaines assemblées d’hommes qui ont une main mise sur les hommes politiques et les décisions prises ? Cette réflexion sur notre monde n’est pas inintéressante…

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J’ai une nouvelle fois aimé l’écriture de Christian Jacq qui est simple, rythmée même si certaines descriptions des menus gastronomiques m’ont parues un peu trop longue… J’ai cependant retrouvé les qualités d’égyptologue de l’auteur qui a su mettre son savoir au profit d’une enquête actuelle…

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