Les enquêtes de Setna (tome 3) : Le voleur d’âmes par Christian Jacq

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Présentation de l’éditeur

Péril à la cour de Ramsès II. Doutes, tensions et incertitudes planent sur le royaume.

Setna, fils cadet de Ramsès II, et sa compagne Sékhet poursuivent leur combat contre le Mal. Mais la tournure des événements complique leur mission…
Alors que tous pensent que Setna a péri noyé, il navigue vers la cité sacrée de la déesse-Chatte, espérant y découvrir le vase d’Osiris, sans lequel il ne peut arrêter le mage noir. Malheureusement, le voilà en proie à une illusion mortelle….
Sékhet, convaincue que son amant est toujours vivant, s’est réfugiée dans le temple de la déesse-Lionne. Malgré ses précautions, elle y court un grand danger.
Séparés et désemparés, comment Setna et Sékhet peuvent-ils continuer à s’opposer à l’inexorable progression du mage ?

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Mon avis

Setna laissé pour mort… Voici la fin du tome 2. Dans le tome 3, le doute est vite dissipé : Setna est bel et bien vivant. Malheureusement pour lui, il va faire une rencontre qui peut une nouvelle fois le mener à la mort. Seuls sa force mentale, son savoir et son agilité pourraient le sauver. Quant à Sékhet, elle est toujours poursuivie par son père qui a volé le vase d’Osiris et dont les desseins sont maléfiques. Grâce à ses amis (le Vieux, l’âne et Geb le chien), elle parvient à chaque fois à s’enfuir. Mais jusqu’à quand ? Setna et Sékhet arriveront-ils à se retrouver afin de laisser la place à leur amour ?

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Je suis toujours aussi ravie de découvrir les écrits de Christian Jacq. Il parvient à plonger le lecteur dans le récit tout en nous délivrant de nombreux détails sur l’Egypte ancienne et les us et coutumes de l’époque. L’écriture est toujours aussi simple et rythmée. Bien sûr, il y a du suspens concernant la possible fin des aventures de Setna et Sékhet. On se doute que la fin ne peut être qu’heureuse mais l’auteur nous pousse à découvrir le cheminement de chacun tel un parcours initiatique.

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Hâte de me plonger dans le tome 4, le dernier de la série des Enquêtes de Setna concernant le vol du vase d’Osiris.

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Les fantômes d’Eden de Patrick Bauwen

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Présentation de l’éditeur

«Été 1979. Nous étions à la pointe sud de la Floride, dans les Ten Thousand Islands. Les Dix-Mille Îles. Et devant nos yeux écarquillés se déployait tout un monde d’aventures. À ce stade, nous étions encore sur le versant de l’enfance. Purs et libres. Des êtres de lumière. Pourtant, d’ici la fin de cette journée mémorable, l’un de nous allait commettre un meurtre. Et trente ans plus tard, ce crime serait toujours impuni.»
Paul Becker est dans une mauvaise passe : obèse, dépressif, divorcé et ruiné. Réfugié dans le parc de Yellowstone pour tenter de se reconstruire, il réchappe de justesse à une tentative de meurtre. Afin d’en retrouver le commanditaire, il se fait passer pour mort et se lance dans une enquête qui le plonge dans les souvenirs de son adolescence.
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Mon avis

Quand les rêves d’enfants deviennent cruels dans le monde des adultes…  C’est à cela que fait allusion Les fantômes d’Eden. On suit Paul Becker dans sa vie d’enfant pleines de promesses et celle d’adulte faite d’illusions perdues jusqu’au drame…. sa mort, qui lui permet de mieux comprendre le passé. Qui peut bien lui en vouloir ? Est-un de ses amis de jeunesse. Tout semble l’indiquer. Son enquête va l’amener à se plonger dans son adolescence…
Patrick Bauwen nous attrape dès les premières pages et ne nous lâche plus dans ce va-et-vient incessant entre le passé et le présent. Le lecteur remonte le temps et découvre au fur et à mesure les secrets d’Eden et de certaines familles. Les relations parents/enfants sont très présentes et mettent en relief les conséquences qu’elles peuvent avoir à l’âge adulte. L’autre thème abordé est les dérives des avancées scientifiques et médicales. Mais je n’en dirai pas plus afin de laisser les futurs lecteurs découvrir de quoi il retourne.
L’intrigue, bien ficelée, ne laisse pas un seul moment de répit. Les changements d’époques et de lieux (surtout dans le Sud-Est des Etats-Unis : Eden, Everglades, Miami…) donnent du rythme. Quant à Paul, il a fort à faire dans son enquête entre les faux semblants, les fausses pistes.  Patrick Bauwen réussit parfaitement à conjuguer tous ces éléments dans son thriller qui parvient à tenir en haleine ses lecteurs.
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L’Empire du Graal de Giacometti et Ravenne

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Présentation de l’éditeur

Oubliez tout ce que vous savez sur le Graal…

Palais pontifical de Castel Gandolfo. Sur ordre du pape, les cinq cardinaux les plus influents du Vatican prennent connaissance d’un rapport explosif rédigé par Titanium, le leader mondial des algorithmes. Le compte à rebours de l’extinction de l’Église catholique a commencé.
Paris, hôtel des ventes de Drouot. En remontant une filière de financement du terrorisme, Antoine Marcas, le commissaire franc-maçon, assiste à la mise aux enchères d’un sarcophage du Moyen Âge. Un sarcophage unique au monde, car il contient selon le comissaire-priseur, les restes d’un… vampire.

 

Mon avis

L’Empire du Graal ne ressemble pas aux aventures précédentes de Marcas. Ici, le commissaire semble plus sage, plus effacé et pourtant l’enlèvement de son fils va venir chambouler ses plans de repos mérité.

L’histoire commence par une réunion très importante au Vatican qui révèle que la religion catholique est en perte de vitesse et va se faire dépasser par d’autres religions. Un stratagème est donc mis sur pied pour redonner de la ferveur à la population mondiale : présenter le Graal au monde entier. Mais pour cela, il faut d’abord le trouver. En parallèle, Marcas est sur la fin d’une enquête et se retrouve au milieu d’un vol lors d’une enchère à Drouot. L’acquéreur d’une pièce inestimable (un coffre contenant les restes d’un vampire) lui demande de venir avec lui afin de l’assister sur ses recherches. Ne voulant pas s’impliquer dans cette histoire, Marcas est cependant contraint de faire les recherches et cela va mener le lecteur dans divers lieux de France et d’Angleterre.

Comme toujours Giacometti et Ravenne parviennent à nous happer dès le début du récit. Cependant, même si la lecture est très plaisante, on reste un peu interdit par la fin qui est assez mystique.  Le roman reste d’une très bonne facture littéraire et est très intéressant au niveau de la légende et son histoire.

Une bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les 10 plus grands héros de l’Histoire du Monde par Didier Willot

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Présentation de l’éditeur

Pour la toute première fois, une vaste consultation internationale (près d’une dizaine de milliers d’individus sur quasiment 40 pays !) a récemment élu les dix plus grands héros de l’histoire. Les sondés ont ainsi plébiscité Einstein, Mère Teresa, Gandhi, Martin Luther King, Newton, Jésus, Mandela, Edison, Lincoln et Bouddha. Ce livre passionnant s’aventure dans les pas de ces géants au destin éblouissant. Dans un style clair et captivant, on y découvre leur jeunesse, leur combat, leur souffrance, leur courage, leur travail acharné, leur amour du prochain… Une véritable vie de roman à dévorer sans plus tarder !
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Mon avis

Je viens de terminer Les 10 plus grands Héros de l’Histoire du Monde, un livre faisant le portrait d’hommes ou de femmes ayant permis le changement, le savoir dans leur domaine. Didier Willot a choisi de s’intéresser aux personnalités ayant été plébiscitées lors d’une consultation nationale qu’elles soient tournées vers la politique, les sciences, la religion ou l’aide aux autres : Jésus, Lincoln, Martin Luther King, Edison, Einstein, Nelson Mandela, Isaak Newton, Mère Teresa, Bouddha et Gandhi.
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Ce livre m’a permis de découvrir la vie de certains d’entre eux que je ne connaissais pas vraiment tel que Newton, Bouddha et Edison. L’histoire des sept autres est plus connue car plus étudiée ou plus traitée en littérature ou dans les médias. Cela ne nous empêche pas d’en apprendre un peu plus sur eux. Leur vie est retracée en une vingtaine voir trentaine de pages. L’auteur va à l’essentiel, glisse quelques anecdotes et ne nous abreuve pas d’informations inutiles. Cependant, il relate les difficultés rencontrées par les uns et les autres pour arriver à leur statut de « héros ».
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L’écriture simple mais directe permet aux lecteurs de se plonger pleinement dans les dix histoires. Ce livre se lit vite et, bien sûr on le ferme en ayant appris à mieux connaître ces personnes célèbres. Pour approfondir le sujet, des livres plus complets sont toujours disponibles et la bibliographie à la fin nous permet d’avoir des pistes de lecture.
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Une bonne lecture qui a pour objectif de mieux connaître et apprendre….
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je remercie Babelio ainsi que Papillon Rouge Editeur qui m’ont permis de découvrir Les 10 plus grands Héros de l’Histoire du Monde lors de la Masse Critique.

Noir sanctuaire de Preston et Child

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Présentation de l’éditeur

Après une mauvaise rencontre dans les marais d’Exmouth, Massachusetts, l’agent spécial du FBI Aloysius Pendergast est porté disparu…
Bouleversée par la perte de son protecteur, Constance Greene se retire dans les souterrains du manoir de Pendergast, au 891 Riverside Drive, à New York, où une bien mauvaise surprise l’attend…
Diogène, le frère cadet d’Aloysius, que tout le monde croyait mort, fait sa réapparition et réussit à convaincre la jeune femme de le suivre sur une île mystérieuse.
Sur place, il lui fait visiter son sanctuaire, un petit temple à colonnades aux hautes fenêtres munies de vitres anthracite, où il collectionne les souvenirs de tous ses crimes et forfaits.
Croyant à un enlèvement, Proctor, l’indéfectible majordome de Pendergast, s’est lancé à leur poursuite, mais il semble toujours avoir un coup de retard sur Diogène.
Quels sont les noirs desseins de ce dernier ? Pourra-t-il enfin se venger de son aîné à qui il voue une haine farouche ? À moins que Constance ait elle aussi échafaudé un plan machiavélique
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Mon avis

Le suspens à la fin de Mortel sabbat étant insupportable, je n’ai pu attendre avant de commencer Noir sanctuaire, la suite. Constance est revenue d’Exmouth sans Pendergast qui a été emporté par les flots. Est-il mort ou vivant ? Proctor et Mme Trask ont bien du mal à la faire sortir de son désarroi. C’est alors que Diogène refait son apparition, alors que tout le monde le croyait mort, afin de récupérer Constance. Après certaines réticences, la protégée de Pendergast se laisse convaincre de le suivre sur son île d’Halcyon… Quant à Proctor, croyant à un enlèvement, il décide de suivre Diogène et Constance au péril de sa vie. Mais, est-ce un piège ? En tout cas, l’aventure commence pour lui ainsi que pour nous.
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Le début de Noir sanctuaire est aussi palpitant que la fin de Mortel Sabbat. Le rythme est effréné. Le retour de Diogène est une mauvaise nouvelle pour les différents personnages mais est aussi très jouissif pour les lecteurs tant son personnage n’a aucune limite. Revient-il dans le même état d’esprit ou veut-il s’amender ? Le lecteur a tout le livre pour se faire une idée même si, en ce qui me concerne, je reste dubitative. Le final sur l’île est explosif et des décisions graves vont être prises qui vont sans aucun doute avoir des répercutions dans le futur.
Le personnage pour lequel va mon empathie est Proctor. Il met toutes ses forces et son âme pour ne pas décevoir Pendergast, son maître disparu. On ressent sa force et son désarroi. Celle qui me laisse un peu plus de marbre est Constance qui me paraît très froide même à la fin. Certes, depuis Mortel Sabbat, elle oscille entre la désillusion et la vengeance et cela peut expliquer son attitude…
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Preston et Child nous servent une nouvelle fois un récit rythmé et haletant. Ils font ressortir des cadavres du placard pour mieux nous ballader. Et on se laisse faire sans retenue. La suite promet d’être captivante tant le final est ambigu.
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je remercie les éditions l’Archipel pour la découverte de Noir Sanctuaire de Preston et Child.
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Mortel Sabbat de Preston et Child

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Présentation de l’éditeur

Aloysius Pendergast est contacté par un sculpteur à qui on a volé une collection de vins rares. Il se rend à Exmouth, petit village de pêcheurs situé au nord de Salem, dans le Massachusetts. Peu après son arrivée, un historien enquêtant sur le naufrage d’un navire à la fin du XIXe siècle est assassiné. Son corps mutilé, couvert de symboles sataniques, est retrouvé dans des marécages hantés par une bête humaine. Puis c’est au tour du notaire local de subir le même sort… Au milieu des sabbats d’adorateurs de Lucifer et du démon Morax, Pendergast ne risque-t-il pas d’être pris dans un piège mortel ?
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Mon avis

Quand Pendergast  arrive à Exmouth pour enquêter sur le vol d’une cave à vin hors de prix, il ne s’attend pas à exhumer un lourd secret. Accompagné de Constance, il comprend que ce forfait cachait autre chose et que les millésimes volés n’étaient que façade. L’affaire se complique lorsqu’n historien est sauvagement assassiné. Pendergast va vite faire un lien entre les deux enquêtes. Plusieurs pistes s’offrent à l’inspecteur et son accolyte….
Dans un premier temps, Preston et Child nous livrent une enquête assez banale mais très vite elle devient plus inquiétante et macabre. Est-ce la sorcellerie qui amène la violence dans ce village de pêcheurs ? C’est ce que tout laisse penser ! A moins que le naufrage passé d’un navire en soit la cause…. Ce qui est sûr, c’est qu’ils ne sont pas trop de deux pour mener à bien cette enquête ! Les auteurs nous attrapent dès le début et ne nous laissent plus au fil des pages jusqu’à un final incroyablement sanglant et terrible pour  nos petits cœurs de lecteurs si attachés à Pendergast… Quand à la personne que l’inspecteur semble reconnaître en haut de la falaise, on se doute que c’est un être de son passé… Mais lequel ? Tant de questions qui m’ont poussé à commencer Noir Sanctuaire, la suite.
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A dévorer !
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Je remercie les éditions l’Archipel et J’ai lu qui m’ont permis de découvrir Mortel Sabbat de Preston et Child.
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Pandemia de Franck Thilliez

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Présentation de l’éditeur

Comme chaque matin, Amandine a quitté sa maison de verre pour les locaux de l’Institut Pasteur. Mais ce matin-là est particulier. Appelée pour des prélèvements à la réserve ornithologique du Marquenterre, la microbiologiste est déconcertée : trois cadavres de cygnes gisent sur une étendue d’eau.
En forêt de Meudon, un homme et son chien ont été abattus. Dans l’étang tout proche, un sac de toile contenant des ossements : quatre corps en kit.
Et pendant ce temps, une grippe à la souche non identifiable vire à l’épidémie et fauche jusqu’aux plus robustes du quai des Orfèvres, mettant à l’épreuve Franck Sharko et Lucie Henebelle…

 

 

Mon avis

La vengeance de l’Homme en noir commence ! Et  quand il se met en colère, il ne faut mieux pas être sur son chemin…

Des cygnes morts et un homme qui se fait tuer en pleine forêt la nuit, voilà le postulat du début. Petit à petit, le lecteur ainsi que Sharko et ses camarades du 36 Quai des Orfèvre vont s’apercevoir que les deux événements sont liés. Une enquête difficile s’annonce alors que la moitié de l’équipe est arrêtée pour cause de grippe. Et si cette dernière avait été propagée de manière intentionnelle dans leur rang ?

Pandemia est la suite de [Angor]. Dans le précédent roman, Sharko, Lucie et Nicolas Bellanger n’avait jamais pu approcher l’Homme en noir qui restait un mystère pour eux. Ici, il refait son apparition en visant celui qui l’avait tenu en échec : Bellanger.

Entre les meurtres, les tortures aussi bien physiques que morales et l’épidémie, l’équipe va avoir fort à faire. Ils sont aidés par Amandine, qui travaille au centre Pasteur. Chacun va aller au delà de ses limites pour essayer d’arrêter l’Homme en noir et ses complices.

Ce thriller de Thilliez est remarquable de suspens. De plus, il nous plonge dans une histoire qui est assez probable dans le monde réel tellement tout devient incontrôlable. Certaines scènes sont d’un réalisme surprenant et effrayant, à vous mettre froid dans le dos. L’enquête est bien ficelée et on  ne peut avoir que de l’empathie pour certains personnages qui voient leur vie basculer.

Cette fois-ci, l’auteur base son roman sur les virus. On sent les recherches qui ont été faites à la lecture et le fait qu’il soit allé dans les laboratoires pour voir leur fonctionnement. Les explications sont claires et accessibles à tous, tout comme son écriture qui est fluide et rythmée.

Je vous conseille fortement cette lecture !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le cimetière des hirondelles de Mallock

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Présentation de l’éditeur

Saint-Domingue. Au pied d’une église, entre une vache efflanquée et la carcasse d’un âne mort, sous un soleil de plomb, un homme en attend un autre afin de l’abattre de sang-froid.
Pour quelle raison ce jeune professeur d’université sans histoire est-il venu se perdre sur une île qu’il ne connaissait pas dans le seul but d’assassiner un vieillard qu’il n’avait jamais vu ? Au commissaire Amédée Mallock, chargé de l’enquête, il finit par murmurer :  » Je l’ai tué parce qu’il m’avait tué.  »
Absurde ? Impossible ? Mais alors, quelles pourraient être ses véritables motivations ? Haine, folie, vengeance ? Et si la mystérieuse phrase n’était que le reflet d’une réalité autre… vertigineuse ?

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Mon avis

Très bon thriller de Mallock qui une fois de plus surprend le lecteur. L’histoire est très originale et le fait que Mallock se plie en quatre pour essayer de sauver un homme de la prison à perpétuité alors qu’il a avoué avoir tué  de sang froid donne envie de se plonger dans le livre juste pour savoir de quoi il retourne réellement. En allant à Saint Domingue, le commissaire est loin de se douter de ce qu’il va entraîner par son enquête et les démons du passé vont ressurgir. Les morts vont s’accumuler et des secrets vont être dévoilés. Le lecteur navigue entre le présent et le passé avec aisance.

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Mallock parvient parfaitement à allier le thriller avec le fantastique comme dans ses autres romans. L’écriture poétique s’affirme au fil des pages et l’auteur glisse des traits d’humour. On ne s’en lasse pas. L’histoire en elle-même est terrible mais sous certains aspects très belle. Mais bien sûr, je vous laisse la découvrir par vous-même. La fin est bien menée et nous donne envie de découvrir la suite des Chroniques Barbares.

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A découvrir

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l’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier

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Présentation de l’éditeur

Craig, fraîchement débarqué des États-Unis, et Elena , tout juste arrivée d’Italie. Tous deux se trouvent pour une semaine au Paradise : un palace, vrai monde en soi, où l’on croise parfois au bar d’étranges clients. Par exemple cet homme de Parme, mari volage et volubile, découvert assassiné au lendemain de leur arrivée. Entre Craig et Elena naît un sentiment obsédant, fait d’agacement et d’attirance, sous l’œil impitoyable du réceptionniste, auquel rien n’échappe. Ou presque. Dans cette envoûtante et spirituelle fiction à plusieurs voix, chacun prenant à son tour la parole, chacun observant l’autre, épiant son voisin, amour et meurtre tendent à se confondre.
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Mon avis

Je ne sais pas quoi penser de ma lecture L’assassin à la pomme verte de Christophe Carlier. En effet, le livre se lit vite et facilement (en même temps il ne fait que 150 pages…) mais je n’ai pas trouvé l’histoire extraordinaire. On connaît très rapidement qui est l’assassin du client italien et le seul intérêt réellement est de savoir si le coupable va pouvoir rester libre.
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La relation entre Elena et Craig reste assez plate et on aimerait qu’il y ait un jeu du chat et de la souris entre eux.
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Sébastien, l’hôte d’accueil du palace, a un rôle d’observateur qui ne sert véritablement à rien. A un moment, il a un doute sur l’identité de l’assassin mais ne va pas chercher plus loin… il récupère l’arme du crime et n’en fait rien….
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La fin du livre est à l’image du reste : un tantinet confuse avec des retournements de situation alambiquées.
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Dommage car ce roman partait sur de bonnes bases mais ne réussit pas à décoller et à nous embarquer.
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Les cygnes de la Cinquième Avenue de Mélanie Benjamin

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Présentation de l’éditeur

Avec sa silhouette svelte et ses beaux yeux noirs, Babe Paley est la plus recherchée des  » cygnes de la Cinquième Avenue « , ces femmes de la haute société new-yorkaise des années 1950. Son atout, indéfinissable, est son style. Celle qui incarne l’élégance et ne fréquente que l’élite, des Stuyvesant aux Vanderbilt, fait souvent la une de Vogue, ajoutant une touche glamour à un tableau déjà parfait. Mais ce que personne ne voit, c’est le sentiment de solitude qu’elle laisse dans son sillage, en dépit de sa fortune, de ses nombreuses résidences, de ses enfants, de son mari riche et puissant. Jusqu’au jour où Truman Capote surgit dans sa vie. Leur amitié est instantanée et fulgurante. Babe trouve chez l’écrivain prodige, aussi génial qu’extravagant, la passion qui manquait à sa vie. Grâce à elle, Truman accède à cette haute société qui le fascine tant. Mais aussi à ses secrets, ses rumeurs et ses scandales, y puisant son inspiration, au risque de trahir son amitié avec Babe… « 
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Mon avis

Je connaissais Truman Capote par ses romans ou nouvelles et je ne m’étais jamais penchée sur sa vie. Les cygnes de la Cinquième avenue de Mélanie Benjamin m’a permis de mieux le connaître mais aussi de plonger dans les années 50, 60 et 70 au travers des différents personnages.
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Le lecteur suit surtout la relation de Truman et Babe, deux âmes soeurs. Truman vient d’être couronné de succès avec son roman « De sang froid » tandis que Babe est une femme très en vue. La vie semble se passer pour le mieux pour eux deux mais ça ne va pas durer. Tandis que Truman est rattrapé par son succès et commence à glisser dans la dépendance à l’alcool, Babe se sent vieillir. Il en est de même pour les autres cygnes qui s’aperçoivent que d’autres plus jeunes sont prêtes à prendre leur place. La publication des nouvelles de Truman va plonger tout ce petit monde dans le désarroi mais aussi la colère, la déception.
La lecture de ce roman ne laisse pas de marbre car on voit le glissement de l’innocence (parfois feinte) vers le drame. Le personnage de Truman est celui qui a le plus retenu mon attention car au fur et à mesure des pages, on comprend son dessein lorsque les cygnes parlent entre elles. Au début, on sent qu’il est considéré un peu comme un jouet n’étant pas à sa place mais qui amuse donc on veut être en sa compagnie puis le jeu va s’inverser. Il va faire l’irréparable en racontant leurs secrets. L’auteure a réussi habilement à mêler la réalité et la fiction. Ce qui a été inventé est plausible.
Mélanie Benjamin arrive parfaitement à nous transporter dans les années 50, 60 et 70 grâce à la présence des personnes connues mais aussi l’ambiance et les us de l’époque. Quant à la Femme décrite, c’est un être fait que d’apparence et d’artifices qui attend bien sagement son mari à la maison avant de sortir dans les soirées mondaines… L’émancipation n’avait pas encore fait son apparition !
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Une belle découverte qui se lit facilement grâce à une écriture plaisante.
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Je remercie Babelio ainsi que les éditions Albin Michel qui m’ont permis de découvrir Les cygnes de la Cinquième avenue de Mélanie Benjamin
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