Souvenirs effacés d’Arno Strobel

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Présentation de l’éditeur

Et si vous aviez été rayée de la mémoire de vos proches ?
L’enlèvement de son fils… Sa fuite nocturne a travers le parc… Le coup sur la tête… A son réveil d’un coma de deux mois, Sibylle a l’impression de se souvenir de tout. Elle a 34 ans, vit avec son mari dans une ville voisine.
Étrangement, le médecin a son chevet lui assure qu’elle n’a jamais eu d’enfant. Sibylle décide alors de fuir l’hôpital en pleine nuit pour rentrer chez elle.
Une automobiliste stoppe et la raccompagne jusqu’a son domicile. Mais, lorsque son mari ouvre la porte, il ne la reconnaît pas, malgré les détails intimes qu’elle lui livre.
A qui Sibylle peut-elle faire encore confiance ? Et qui est-elle vraiment ?
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Mon avis

Premier roman d’Arno Strobel que je lis et ce fut une assez belle découverte ! Le lecteur suite Sybille qui souhaite retrouver son fils Lukas et sa vie après s’être réveillée dans une cave d’hôpital… Petit souci : personne ne la reconnaît et elle n’a jamais eu de fils… L’incompréhension laisse bientôt place à l’action et l’héroine va rechercher ce qui lui est arrivé. Pour cela, deux personnes inconnues l’aident : Rosie puis Christian.
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Souvenirs effacés n’est pas à proprement parlé un roman policier car même s’il y a une enquête, elle est faite par la protagoniste principale Sybille et ses aides. Le roman commence à vive allure avec sa fuite. Puis vient le moment du questionnement quand les gens ne la reconnaissent pas. Bien sûr, il y a deux voies qui s’ouvrent au lecteur : Sybille est mentalement instable ou on lui a fait quelquechose. Les faux semblants et les retournements de situation ne cessent de s’accumuler tout au long de l’histoire. Qui croire ?
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L’histoire de Sybille est prenante même si le dénouement vient d’une coïncidence (le reportage à la télévision) un peu trop « grosse ». C’est dommage car cela donne l’impression que l’auteur a été vers la facilité. Cependant, on passe un bon moment de lecture et nous permet de réfléchir sur les progrès de la science et leurs possibilités s’ils sont mis entre les mains d’apprentis sorciers…
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Je remercie les éditions l’Archipel pour l’envoi de Souvenirs effacés d’Arno Strobel.
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Conspiration de Giacometti et Ravenne

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Présentation de l’éditeur

De nos jours, à Paris, trente hommes, femmes et enfants se jettent d’un immeuble.
Le commissaire franc-maçon, Antoine Marcas, est mis sur l’enquête. Ses recherches vont le conduire au cœur de la société la plus secrète et élitiste des États-Unis, la Skull and Bones. Une organisation qui rassemble des anciens présidents américains et l’aristocratie des affaires. Étrangement, l’un de ses membres vient de se suicider à Washington alors qu’il s’apprêtait à faire des révélations sur une puissante multinationale.

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Deux siècles plus tôt, en pleine Révolution française, l’inspecteur Ferragus est lancé par Danton sur les traces d’une implacable confrérie. Entre la prison du Grand Châtelet et la basilique Saint-Denis, il va découvrir l’incroyable secret de la lignée des rois de France. Quel mystère issu des profondeurs de l’Histoire unit ces deux enquêtes ?

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Mon avis

Conspiration reprend les mêmes ingrédients que  les autres thrillers de Giacommeti et Ravenne : une enquête sur un groupe de personnes se jetant du haut d’un immeuble  qui nous transporte dans le passé. La période choisie est une des plus horribles de notre histoire : la Terreur. Bien sûr, l’enquête amène Antoine Marcas à s’intéresser à une société secrète qui se nomme Skull and Bones. Il va aller de découvertes en découvertes qui pourraient bien le dépasser et le mettre en danger.

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Cet opus ne va pas décevoir les adeptes des enquêtes d’Antoine Marcas. Cela reste dans la continuité des thrillers de Giacometti et Ravenne : de l’ésotérisme, du suspens, une enquête assez passionnante et une écriture vive.  Les chapitres sur la Terreur, cette période dans la Révolution qui a mis le pays encore plus à feu et à sang est très bien retranscrite et documentée. Quant à l’enquête qui permet à Marcas d’en savoir plus sur Skull et Bones, société secrète recrutant dans l’Université de Yale, est menée tambour battant pour retrouver la trace d’une relique inestimable…

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Le seul petit bémol est la fin un peu prévisible mais qui ouvre la porte à une suite… Enfin, je l’espère !

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L’affaire Dupont de Ligonnès : la secte et l’assassin de Guy Hugnet

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Présentation de l’éditeur

On croyait tout savoir sur l’affaire Dupont de Ligonnès. Tout, sauf l’essentiel : qu’est-il advenu de l’auteur présumé du quintuple assassinat de Nantes ?
C’était le 21 avril 2011 : la police découvrait cinq corps enfouis sous la terrasse d’un jardin, chacun accompagné pour son dernier voyage d’une figurine religieuse. Or cette « clé » symbolique n’a été que très peu exploitée. Elle permet pourtant de déchiffrer cette affaire criminelle hors norme.
Xavier Dupont de Ligonnès grandit dans la magie des miracles et des apparitions, auprès d’une mère – papesse autoproclamée d’une Église apocalyptique – engagée dans un combat obsessionnel contre Satan. Jusqu’à l’âge de 35 ans, il se croit un « Élu » de Dieu. Puis, brutalement, il perd la foi. « La pire désillusion », écrira-t-il. Dès lors, tel Lucifer, l’ange déchu, il entame une longue descente aux enfers qui se conclura par une effroyable tragédie familiale.
Menée sur six années et s’appuyant sur des documents inédits – notamment les écrits de la mère –, cette enquête suit, tel un profiler, l’errance mentale d’un psychopathe hanté par la question religieuse. Guy Hugnet s’est rendu à Roquebrune-sur-Argens, sur les lieux de la disparition de «XDDL». Après avoir reconstitué l’itinéraire probable du fugitif, il indique le lieu, jamais exploré par les enquêteurs, où son corps pourrait être retrouvé.
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Mon avis

L’affaire Dupont de Ligonnès a été très médiatisée et on peut se demander ce que l’on pourrait apprendre de plus avec ce livre…. La réponse est toute simple : la psychologie du présumé coupable et de sa femme. La disparition de la famille, la lettre de départ aux Etats-Unis, les dettes,  la découverte des corps et les recherches des enquêteurs pour retrouver Xavier Dupont de Ligonnès qui se terminent sur un parking d’un hôtel dans le sud de la France sont connus de tous. Et pourtant, on découvre un Xavier Dupont de Ligonnès se questionnant sur l’existence et la religion. Et c’est cela le plus intéressant à mon avis : on voit l’évolution d’un homme qui a été « embrigadé » par sa mère dans une secte, qui réussit à s’en éloigner mais dont la femme reste prisonnière. Par ses interrogations et réflexions laissées sur des forums, on comprend qu’il souhaite avoir des réponses mais aussi qu’il souhaite entraîner ses interlocuteurs dans ses divagations et délires mystiques, ce qui entraînera son exclusion des discussions… Guy Hugnet pense que c’est ce qui a entrainé ce père a tué toute sa famille en plus des dettes qui se sont accumulées (emprunts, faillites d’entreprises et de projets…) pour lesquelles l’huissier était attendu… De plus, dans ce récit, on voit un couple se déliter, ne plus se comprendre et avoir des rancoeurs… Une famille qui paraissait idéale de l’extérieur mais qui se détruisait de l’intérieur dont la seule lueur d’espoir venait des enfants…
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Le livre est très documenté par les écrits personnels de la famille, les recherches méticuleuses de l’auteur ainsi que les récits des proches.
Cependant, je suis moins en accord avec Guy Hugnet concernant l’hypothèse du suicide de Xavier Dupont de Ligonnès : il se serait donné la mort dans un « aven » dans le Var et son corps serait donc quasi introuvable… Cela peut être probable mais je ne rejette pas l’hypothèse d’un homme qui a fui et a changé de vie. Je trouve l’auteur un peu trop catégorique.
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Enfin, l’écriture de Guy Hugnet m’a parfois décontenancée par son lyrisme. Un petit exemple : « Dans son dos, les spectres de sa femme et de ses enfants hurlent leur douleur et leur révolte, crient à l’injustice. Lui seul peut les entendre alors que le chant des oiseaux monte des jardins alentours, célébrant la fête du printemps… »
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Ce livre est un récit intéressant malgré ses quelques défauts cités ci-dessus sur les possibles causes d’un des faits divers les plus marquants de ces dix dernières années même si seul un homme a les réponses à toutes les questions qu’on se pose : Xavier Dupont de Ligonnès.
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Merci aux éditions l’Archipel pour la découverte de cette enquête de Guy Hugnet.
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Sur le toit de l’enfer de Ilaria Tuti

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Présentation de l’éditeur

 » Les tueurs voient l’enfer que nous avons sous nos pieds, tandis que nous, nous ne voyons que les fleurs… « Dans les montagnes sauvages du Frioul, en Italie, le commissaire Teresa Battaglia, la soixantaine, la langue acérée et le coeur tendre, est appelée sur les lieux d’un crime pour le moins singulier : un homme a été retrouvé mort, les yeux arrachés. À côté de lui, un épouvantail fabriqué avec du cuivre, de la corde, des branchages… et ses vêtements ensanglantés.
Pour Teresa, spécialiste du profilage, cela ne fait aucun doute : le tueur frappera à nouveau. Elle va devoir rassembler toute son énergie et s’en remettre à son expérience pour traquer cette bête humaine qui rôde dans les bois. Si tant est que sa mémoire ne commence pas à lui faire défaut…

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Mon avis

Ilaria Tuti nous livre un roman policier très bien construit et assez prenant même si le rythme se rapproche plus des enquêtes scandinaves que françaises voire américaines. En effet, pas de courses poursuites, d’actions extravagantes et de cliffhangers haletants… Seulement, des enquêteurs qui se triturent les méninges pour trouver qui tue dans la petite ville de Traveni et ses alentours. Les meurtres sont horribles mais l’auteure ne tombe jamais dans le gore en nous décrivant les corps. Le commissaire Battaglia et son équipe dont l’inspecteur Marini qui vient de prendre son poste et qui subit les foudres de sa supérieure, ont du mal à cerner le tueur même quand il leur file entre les doigts à quelques secondes près…
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Une enquête difficile, un petit village qui se replie sur lui-même et garde ses secrets, un environnement naturel difficile, voilà ce qui attend le commissaire et les lecteurs. L’auteure n’oublie pas la psychologie des personnages, des victimes et des bourreaux. La partie sur le syndrome de privation affective est courte mais très intéressante.
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Sur le toit de l’enfer d’Ilaria Tuti est une bonne découverte et je souhaite qu’il en soit de même les prochaines enquêtes de Battaglia et Marini.
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Je remercie Babelio ainsi que les éditions Laffont qui m’ont permis de découvrir Sur le toit de l’enfer lors d’une Masse Critique.
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Signe de vie de J.R. Dos Santos

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Présentation de l’éditeur

SOMMES-NOUS VRAIMENT SEULS DANS L’UNIVERS ?
CE QUE LA SCIENCE A DÉCOUVERT.Un observatoire astronomique capte une émission étrange venue de l’espace sur la fréquence de 1.42 GHz.
Un signe de vie.
Le gouvernement américain et l’ONU en sont immédiatement informés.
Un objet se dirige vers la terre.
La NASA prépare d’urgence une mission spéciale internationale pour aller à la rencontre du vaisseau inconnu. Tomás Noronha, le célèbre cryptanalyste, est recruté pour faire partie de l’équipe d’astronautes.
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Mon avis

Premier roman de J.R. Dos Santos que je lis et je ne m’attendais pas à cela. En effet, il est indiqué en tant que thriller alors qu’il n’a rien à voir avec cela… Cependant, j’ai tout de même aimé sa lecture… La première partie assez scientifique peut paraître difficile mais est très intéressante (Pi, le langage….). Il y a de nombreuses explications et réflexions sur la vie et l’univers en parallèle des mathématiques, de la théologie et de la physique. Une fois ces pages passées et le lancement dans l’espace de la navette, l’histoire est de plus en plus prenante… On y découvre la vie à bord, l’immensité de l’espace, la Terre vue du ciel… Même si l’heure semble grave, les personnages gardent leur humour.
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Signe de vie n’est donc pas un thriller car dans les deux premiers tiers, il n’y a aucun suspens mais seulement des discussions entre les différents protagonistes sur leur vision de l’objet qui arrive sur la terre, sur les extra-terrestres et leur moyen de communication. Ces échanges sont entrecoupés par les entraînements qui leur permettront de partir dans l’espace et les relations difficiles avec les Russes qui ne sont pas prêts à accueillir les nouveaux venus les bras ouverts. Dans les cent dernières pages, l’angoisse commence à monter au fur et à mesure que le « vaisseau » se rapproche de la Terre. Le final est assez captivant. Cependant, on se demande en fermant le livre si l’auteur n’aurait pas pu faire une première partie plus courte pour donner plus de rythme à son histoire …
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En résumé, Signe de vie est très enrichissant mais parfois les explications scientifiques et théologiques semblent tirer en longueur et l’histoire en pâtit….
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Je remercie les éditions HC ainsi que Babelio qui m’ont permis de découvrir Signe de vie lors d’une Masse critique
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Une nuit sans fin de Preston et Child

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Présentation de l’éditeur

À FORCE DE TROUVER DES CADAVRES SANS TÊTE…
Quel point commun entre la fille d’un milliardaire, un ancien avocat véreux, un oligarque russe… ?
Tous ont été assassinés à New York, la cité des ténèbres, la ville de la nuit sans fin.
Tous ont été décapités et leur tête a disparu, comme si l’assassin était une sorte de collectionneur morbide…
… PENDERGAST POURRAIT BIEN Y PERDRE LA SIENNE !
Selon quels critères le criminel choisit-il ses victimes ? Vincent d’Agosta, du NYPD, et l’agent spécial Pendergast, du FBI, sont sur les dents. D’autant que ce dernier pourrait bien être la prochaine cible du tueur.
Une enquête constellée de fausses pistes où intelligence et sens de la déduction seront des atouts capitaux !
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Mon avis

C’est toujours une bonne nouvelle d’avoir le nouveau Preston et Child entre ses mains car on pressent un bon roman ! Une nuit sans fin est un thriller addictif, bien construit, qui nous embarque directement dans l’enquête de Pendergast et d’Agosta sur le meurtre de la fille d’un milliardaire… Petite spécificité du cadavre : il n’a plus de tête… Est-ce une nuit qui a mal tourné pour elle, une vengeance contre son père ou bien une punition pour son passé assez malsain… Quand d’autres corps sont découverts, la piste du tueur en série est vite avancée… Un journaliste va même jusqu’à créer une théorie selon laquelle un « Robin des bois » se vengerait des riches qui ont gagné leur argent de façon malhonnête et douteuse…. L’enquête piétine et la police aidée du FBI ont vite le maire de la ville sur le dos car les plus aisés font leurs valises pour se mettre à l’abri…
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Dans Nuit sans fin, on retrouve Pendergast qui est mal remis de sa dernière enquête afin de prêter main forte à d’Agosta. Les deux comparses nous entraînent dans New York afin de trouver le/les tueurs. On y explore les pires facettes de l’être humain : violence, vengeance, meurtres, chantage… jusqu’à un final d’anthologie dans un ancien hôpital psychiatrique dans lequel chacun risque sa peau. Pendergast va devoir faire preuve de sagacité et d’une intelligence hors pair pour s’en sortir lors du combat final…. Le suspens est à sa comble et le dénouement est à la hauteur de l’histoire qui ne cesse d’aller crescendo. L’écriture nerveuse est rythmée par de nombreux dialogues. Le lecteur ainsi que les protagonistes ont du mal à reprendre leur souffle… Les auteurs parviennent à nous transmettre les émotions de Pendergast et d’Agosta avec brio. Nuit sans fin est donc un excellent thriller qui vous fera trembler…
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Je remercie les éditions L’Archipel pour l’envoi et la découverte de Nuit sans fin de Preston et Child.
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Sharko de Franck Thilliez

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Présentation de l’éditeur

 » Sharko comparait toujours les premiers jours d’une enquête à une partie de chasse.
Ils étaient la meute de chiens stimulés par les cors, qui s’élancent à la poursuite du gibier.
À la différence près que, cette fois, le gibier, c’était eux. « 

Eux, c’est Lucie Henebelle et Franck Sharko, flics aux 36 quai des Orfèvres, unis à la ville comme à la scène, parents de deux petits garçons.
Lucie n’a pas eu le choix : en dehors de toute procédure légale, dans une cave perdue en banlieue sud de Paris, elle a tué un homme. Que Franck ignore pourquoi elle se trouvait là à ce moment précis importe peu : pour protéger Lucie, il a maquillé la scène de crime. Une scène désormais digne d’être confiée au 36, car l’homme abattu n’avait semble-t-il rien d’un citoyen ordinaire et il a fallu lui inventer une mort à sa mesure.
Lucie, Franck et leur équipe vont donc récupérer l’enquête et s’enfoncer dans les brumes de plus en plus épaisses de la noirceur humaine. Cette enquête autour du meurtre qu’à deux ils ont commis pourrait bien sonner le glas de leur intégrité, de leur équilibre, et souffler comme un château de cartes le fragile édifice qu’ils s’étaient efforcés de bâtir.

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Mon avis

Franck Thilliez nous démontre une nouvelle fois qu’il est un excellent écrivain de Thriller. Une fois commencé Sharko, on ne ne lâche plus. L’auteur a su habilement mêler une enquête passionnante sur des meurtres horribles et la vie privée de ses héros Lucie Hennebelle et Franck Sharko. Quand Hennebelle tue accidentellement pour se protéger un homme chez qui elle était entrée illégalement, elle fait appel à son compagnon Sharko qui créé une scène de crime semblant parfaite. Mais même en étant un commissaire chevronné ayant vu tant de lieux de meurtres, le rendu n’est pas parfait… Une enquête est donc ouverte et va révéler de nombreuses horreurs.

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Ce thriller est d’une incroyable efficacité : la menace biologique mondiale est une nouvelle fois un enjeu fascinant que ce soit pour la population ou pour le duo Sharko/Hennebelle. Thilliez nous permet de réfléchir sur notre société et certaines déviances actuelles. Ils vont se confronter à un monde violent, brutal, sanguinaire voire vampirique et vont emmener les lecteurs dans le monde des établissements du sang et d’un réseau international qui veut changer l’ordre du monde…

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La tension est à son comble du début à la fin. Les chapitres courts et l’écriture rythmée n’y sont pas pour rien ! Franck Thilliez continue à nous surpendre dans ce thriller en mettant ses deux héros dans une situation inextricable et dans une histoire envoûtante. Une nouvelle fois l’auteur arrive à expliquer le processus du « complot » à des profanes malgré des termes médicaux qui peuvent sembler compliqués.

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Du grand Thilliez !

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La malédiction des templiers de Raymond Khoury

Présentation de l’éditeur

Constantinople, 1203. Tandis que les croisés s’apprêtent à assiéger la ville, un groupe de Templiers s’infiltre dans la bibliothèque impériale afin d’y dérober des documents secrets qui ne doivent en aucun cas arriver entre les mains du Pape. Les hommes parviennent à voler trois coffres recelant de dangereux secrets. Mais ils ne vivront pas assez longtemps pour les découvrir.
Le Vatican, de nos jours. Sean Reilly, agent du FBI, a le privilège de pouvoir consulter les archives secrètes de l’Inquisition conservées au Vatican, auxquelles seule la garde rapprochée du pape a accès. Mais il ne va pas tarder à violer la confiance du Saint-Siège. En effet, Tess Chaykin, la femme qu’il aime, a été enlevée par un terroriste, et la clé de sa liberté se trouve dans l’un des documents archivés : le Fondo Templari, une histoire secrète des Templiers…

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Mon avis

La malédiction des templiers nous permet de retrouver Sean Reilly et Tess Chaykin qui étaient présents dans le roman Le dernier templier. Cette suite reste en deçà du premier ouvrage mais est un bon divertissement. On suit les deux protagonistes sur la piste du Templier Conrad qui au 13ème siècle essayait de protéger des ouvrages pouvant remettre en cause la Bible. Bien sûr, cela ne va pas être de tout repos surtout que Zahed, l’iranien, ne va pas leur faciliter la tache ! Enlèvements, courses poursuites, explosions et rebondissements à foison vont-ils les mener jusqu’aux textes ? On se demande même comment ils vont pouvoir survivre à toutes les péripéties. Ils paraissent bien seuls dans leur quête et en très grand danger…

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Le rythme est effréné et ne nous laisse pas respirer une seule seconde. L’écriture est simple et va droit au but. Il n’y a pas de phrases et descriptions inutiles. Même si parfois l’histoire est un peu tirée par les cheveux, on se laisse embarquer par l’envie de découvrir les textes cachés et l’envie de survivre de Sean et Tess.

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La malédiction des templiers est un bon roman d’aventure mené tambour battant qui dépeint une histoire derrière l’histoire officielle tout en restant crédible car on sait que seulement certains écrits ont été pris pour constituer la Bible et les évangiles et que d’autres ont été mis de côté…

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Nicolas Poussin, Les carnets de Chantilly

Présentation de l’éditeur

Ce troisième album des Carnets de Chantilly est consacré à Nicolas Poussin (Les Andelys, 1594 – Rome, 1665) et reproduit la totalité de la collection du musée Condé, la plus importante en France après celle du Louvre, sept tableaux et trente-six dessins originaux, accompagnée d’une chronologie et de notices détaillées par Pierre Rosenberg, spécialiste de l’artiste. Ces oeuvres sont représentatives du style de ce remarquable dessinateur qu’est Poussin, le plus grand artiste français du XVIIe siècle : on y trouve de superbes lavis mythologiques de la jeunesse de l’artiste (Acis et Galatée, Mars et Vénus, Daphné et Pénée), mais aussi deux études pour L’Adoration des Mages, tableau peint en 1633 par Nicolas Poussin et conservé aujourd’hui à Dresde, des copies d’après l’antique (Statue équestre de Marc Aurèle, Etudes d’après la Colonne Trajane) ou les maîtres de la Renaissance comme Jules Romain ou Polydore de Caravage, et des paysages appartenant à la dernière manière de l’artiste. Ces dessins proviennent en majorité de la collection de Frédéric Reiset acquise en 1860 par le duc d’Aumale (1822-1897), donateur de Chantilly à l’Institut de France en 1886, mais certains avaient appartenu auparavant à de grands collectionneurs comme Pierre Crozat, Pierre-Jean Mariette, Dominique Vivant-Denon ou Sir Thomas Lawrence.
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Mon avis

Cet ouvrage recense les oeuvres de Poussin conservées au domaine de Chantilly qui ont été principalement acquises par le Duc D’Aumale. Ce dernier a le droit à quelques pages pour expliquer sa passion pour le peintre ainsi que sa collection. Puis, cette édition nous fait un portrait de Nicolas Poussin, peintre dont les oeuvres sont peu nombreuses mais dont la perception est parfois délicate. L’ambition de l’artiste est résumé avec ces mots : peindre à l’aide de ses seuls pinceaux ce que d’autres – la Bible, Ovide, le Tasse – nous disent avec des mots. Dans une troisième partie, nous découvrons les tableaux et dessins de Poussin avec pour chacun une explication et la provenance faite par Pierre Rosenberg. Les quelques lignes explicatives sont suffisantes et ne nous abreuvent pas de détails sans importance. On peut s’apercevoir au fil des pages que certaines oeuvres sont attribuées à Poussin mais sans réelle unanimité, comme par exemple L’Annonciation. On apprend aussi qu’il y a deux Enlèvements des Sabines: celui exposé au Louvre mais aussi, celui que je ne connaissais pas, exposé à New York… Je suis impressionnée par la qualité et le détail des dessins reproduits. Je ne citerai que ses paysages (pages 62 et 63), les têtes de Méduse et Apollon (page 66 et 67), proues de navires (page 43).  On ne peut qu’apprécier le coup de crayon de Nicolas Poussin.
Ce livre des éditions Faton est très intéressant. Son format « passe-partout » est appréciable et n’enlève rien à ce qui est présenté. Les explications sont claires et compréhensibles de tous (même aux non initiés). Je pense m’acheter les deux premiers carnets de Chantilly déjà parus : Pierre-Paul Prud’Hon et bellini, Michel-Ange, Le Parmesan, car ce sont de beaux livres d’art.
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Je remercie Babélio ainsi que les Editions Faton pour la découverte de ce livre lors d’une masse Critique.
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L’appel du néant de Maxime Chattam

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Présentation de l’éditeur

Tueur en série… Traque infernale. Médecine légale. Services secrets. … Terrorisme. La victoire du Mal est-elle inéluctable ? Ce thriller va détruire vos nuits et hanter vos jours.
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Mon avis

Maxime Chattam revient au thriller avec L’appel du néant et c’est très appréciable. On y retrouve Ludivine et Segnon que l’on avait croisés dans les précédentes oeuvres de l’auteur qui vont se heurter à un assassin difficile à cerner dont le mode opératoire semble toujours le même (étouffement au serflex) mais dont les victimes ne semblent rien avoir en commun… A moins qu’un but commun les ait réunies. L’arrivée de Marc de la DGSI va permettre une enquête parallèle très ancrée dans la réalité de notre monde et de la France : le terrorisme.
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Maxime Chattam nous livre un thriller moins horrible que ses précédents sur les crimes mais nous fait froid dans le dos en nous expliquant les rouages des cellules terroristes. Cela est terrifiant et l’on comprend mieux les difficultés de nos services d’Etat à les arrêter à temps. On y retrouve les différentes couches de la surveillance, des polices et gendarmeries, des renseignements qui existent en France et on s’aperçoit que cet énorme mille-feuille est certes complet mais peut freiner une enquête le temps que tout se coordonne.
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L’écriture de Chattam est toujours aussi percutante et permet de mieux nous imprégner de l’ambiance du roman. Le suspens et les rebondissements sont présents jusqu’à la fin. Il faut noter le travail de l’auteur pour se documenter et être au plus près du réel tout au long de l’histoire.
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En résumé, L’appel du néant est un thriller qui ne ressemble à aucun autre du même auteur et plus dans l’actualité. On peut être décontenancé au début de la lecture mais au fil des pages, on se laisse embarqué par l’histoire.
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Je remercie Babelio ainsi que les éditions Albin Michel pour la découverte de L’appel du Néant de Maxime Chattam lors d’une Masse Critique
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